Je suis pédiatre. J’ai travaillé plus de 10 ans en milieu hospitalier tertiaire. Je partage actuellement mon activité entre des gardes de nuit en milieu hospitalier, des consultations ONE et une consultation de pédiatrie dans le centre de santé social intégré à Molenbeek.
Je n’ai pas subi longtemps la pression des délégués commerciaux pour laits infantiles, juste les premières années de ma formation.
L’allaitement maternel est un choix de société et doit être porté par tous les intervenants.
Sa difficulté est multifactorielle: l’épuisement maternel, la pression sociale (tout ce qu’il faut être pour être une femme), croire qu’une solution technologique (lait infantile) vaut mieux que ce qui fait vivre l’humanité depuis toujours, le lâcher prise nécessaire à faire confiance à une alimentation que l’on ne quantifie pas (or on quantifie tout dans notre monde).
Accepter que le processus de maturation du tube digestif prend du temps (colonisation microbienne, coordination motrice, perte du reflux gastro-oesophagien, ….), qu’il ne faut pas remédier à tous les symptômes (pleurs, régurgitation,…) si ceux-ci n’ont pas de répercussion sur le bien-être physique et psychique: ça n’est pas simple.
Tous ces maux de ventre d’un bébé sont la porte ouverte à l’industrie du lait infantile pour vendre des recettes miracles.
Si grâce aux techniques industrielles, nous pouvons créer des laits sur mesure indispensables aux enfants malades, on peut s’interroger sur l’abondance de laits infantiles sans indication médicale.
Les reproches que je fais à l’industrie du lait infantile sont les suivants:
– faire croire qu’ils font aussi bien que le lait maternel (les immunoglobulines humaines n’en feront jamais partie)
– associer le lait à un gout sucré comme dans le lait de croissance goût biscuit
– faire de la publicité.
Penser une alimentation saine (dans un concept de one health) est impossible sans se détacher du marketing publicitaire de l’agro-industrie, et cela commence tôt dans la vie.
Vous aimerez peut-être...
30 septembre 2024
11 Temps de lecture
29 janvier 2024
10 Temps de lecture
7 avril 2021
9 Temps de lecture
22 mars 2021
9 Temps de lecture
17 mars 2021
3 Temps de lecture
19 février 2021
12 Temps de lecture
8 février 2021
3 Temps de lecture
5 février 2021
11 Temps de lecture
25 janvier 2021
14 Temps de lecture
19 janvier 2021
14 Temps de lecture
18 janvier 2021
2 Temps de lecture
12 janvier 2021
7 Temps de lecture
28 décembre 2020
10 Temps de lecture
28 décembre 2020
7 Temps de lecture
28 décembre 2020
16 Temps de lecture
28 décembre 2020
1 Temps de lecture
21 octobre 2020
10 Temps de lecture
7 octobre 2020
3 Temps de lecture
28 septembre 2020
6 Temps de lecture
27 septembre 2020
2 Temps de lecture
6 septembre 2020
6 Temps de lecture
1 septembre 2020
12 Temps de lecture
31 août 2020
2 Temps de lecture
18 août 2020
4 Temps de lecture
12 août 2020
4 Temps de lecture
27 juillet 2020
3 Temps de lecture
15 juillet 2020
9 Temps de lecture
2 juillet 2020
4 Temps de lecture
2 juillet 2020
6 Temps de lecture
25 juin 2020
13 Temps de lecture
17 avril 2020
12 Temps de lecture
14 avril 2020
16 Temps de lecture
7 avril 2020
11 Temps de lecture
14 février 2020
18 Temps de lecture
4 décembre 2025
13 Temps de lecture
4 décembre 2025
1 Temps de lecture
4 décembre 2025
3 Temps de lecture
25 novembre 2025
3 Temps de lecture
25 novembre 2025
10 Temps de lecture
20 novembre 2025
4 Temps de lecture
19 novembre 2025
11 Temps de lecture
14 novembre 2025
5 Temps de lecture
3 novembre 2025
12 Temps de lecture
2 novembre 2025
5 Temps de lecture
Les articles récents
- Anthony Hamon : « La valorisation et la stigmatisation du paysan ont toujours coexisté »
- Tchak : un nouveau format
- Laits infantiles : le piège à éviter
- Stoumont : Tanguy et la Boulangerie du bord de la colline ont besoin de vous
- Procès d’Hugues Falys contre TotalEnergies : des arguments, mais une récusation du siège















































