Bonjour, je vois le sujet que vous traitez probablement trop tard pour la rédaction du dossier, mais ça me tient à coeur de vous partager mon expérience, à toute fin utile.
A la maternité, l’attitude des sages-femmes était plutôt de nature à induire la panique que la confiance concernant l’allaitement. Le bébé perd “trop” de poids, la montée de lait n’arrive pas “assez tôt”… J’étais dans un état d’esprit de faire confiance à mon corps, et malgré tout, elles ont imposé “un complément”, un “tout petit” complément pour nourrir ma fille. J’étais vraiment décidée à allaiter, donc j’ai refusé obstinément, et le “compromis” a été de lui donner via une sorte de tube mis sur le téton, pour qu’elle tète et stimule quand même. La montée de lait a fini par arriver, dans un délai que j’ai appris normal par la suite.
Une fois rentrée à la maison, j’ai appliqué les conseils de la pédiatre et des sages-femmes : un sein différent toutes les deux heures, pas plus fréquemment. Croyant le corps médical, j’ai été jusqu’à dire à ma nouvelle-née (et j’ai honte) que la nourriture n’est pas un réconfort (et par la suite j’ai appris que téter si !!!). Elle ne prenait pas assez de poids, stagnait, et à un mois, la pédiatre m’a dit qu’il faudrait lui donner des compléments. Nouveau refus obstiné de ma part, j’ai donc fait appel à une conseillère en lactation, qui m’a montré comment mieux la positionner, et qui m’a surtout dit que c’est “open bar”, si un sein n’a pas assez, qu’elle prenne aux deux, et autant qu’elle veut, le corps régule la production selon la demande. Ah, ben si on m’avait dit ça dès le début… et pourtant, j’avais été à une séance info sur l’allaitement organisée par l’hôpital !
Résultat de mon obstination, trois ans et demi d’allaitement sans jamais lui donner de l’industriel. J’ai tiré mon lait au travail, j’ai géré une absence d’une semaine, j’ai survécu aux crevasses et engorgements, et je suis fière de mon “sale caractère” qui m’a permis de tenir tête au corps médical, pour le bien de ma fille.
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