{"id":8872,"date":"2022-02-11T15:58:22","date_gmt":"2022-02-11T14:58:22","guid":{"rendered":"https:\/\/tchak.be\/?p=8872"},"modified":"2025-11-03T19:35:25","modified_gmt":"2025-11-03T18:35:25","slug":"avocats-espagne-andalousie-sud-valdelacasella","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/2022\/02\/11\/avocats-espagne-andalousie-sud-valdelacasella\/","title":{"rendered":"Avocats : des cultures qui ass\u00e8chent le sud de l&#8217;Espagne"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:18px\">Les Belges sont les septi\u00e8mes consommateurs europ\u00e9ens d\u2019avocats espagnols. En Andalousie, le boom de ce fruit tropical en vogue, menace les r\u00e9serves hydrologiques de la r\u00e9gion, au point que celle-ci envisage de cr\u00e9er une \u00ab&nbsp;autoroute de l\u2019eau&nbsp;\u00bb.&nbsp;Ailleurs, plus \u00e0 l&#8217;est, dans la r\u00e9gion de Valence, certains producteurs en relation avec des coop\u00e9ratives wallonnes travaillent autrement.  &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Enqu\u00eate | Augustin Campos, journaliste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Non loin de la Costa del Sol et de ses c\u00f4tes de b\u00e9ton, l\u00e0 o\u00f9 le moindre espace disponible sur les collines est aval\u00e9 par les avocatiers et les manguiers, le vert vif des feuilles lanc\u00e9ol\u00e9es des arbres tropicaux est trompeur. Les milliers de bourgeons jaunes luisant de la derni\u00e8re pluie printani\u00e8re aussi. <\/p>\n\n\n\n<p>En remuant l\u2019\u00e9paisse mati\u00e8re organique humide en surface qui recouvre son sol, Francisco Pi\u00f1eda sait bien que les gouttes des trois derniers jours qui ont rafra\u00eechi l\u2019Axarqu\u00eda, canton de la province de M\u00e1laga dans le sud de l\u2019Espagne, sont trop rares pour contenter ses avocatiers tr\u00e8s demandeurs en eau. Ce d\u00e9cor tropical peu familier de l\u2019Europe a soif. Et pour cause.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-gridlove-bg-color has-gridlove-cat-98-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-34c4feae10273a1c3cea5d7f200ec845\">+++\u00a0<strong>Ce d\u00e9cryptage est au\u00a0sommaire du <a href=\"https:\/\/tchak.be\/index.php\/2021\/12\/18\/tchak-numero-8-hiver-21-22-en-librairie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><span style=\"color: #222222;background-color: #fdef6f\" class=\"stk-highlight\">num\u00e9ro 8 de Tchak<\/span><\/a>  (hiver 21-22).\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab&nbsp;<em>La situation actuelle est critique.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Dans cette r\u00e9gion autrefois recouverte de vignes et d\u2019oliviers \u2013 des cultures typiques des terres arides \u2013 aujourd\u2019hui premi\u00e8re productrice d\u2019avocats en Europe avec ses plus de 10.000&nbsp;hectares de cultures subtropicales, l\u2019eau manque pour irriguer ce fruit en vogue, dont l\u2019arbre peut mourir en quelques jours s\u2019il n\u2019est pas arros\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>En \u00e9t\u00e9, j\u2019irrigue 35% des racines des avocatiers, le reste est sec<\/em>, raconte l\u2019agriculteur,<em>&nbsp;qui utilise une toile de paillage pour limiter l\u2019\u00e9vaporation sur ces terres de plaine dont il a la charge. Les avocatiers continuent de cro\u00eetre, mais ils donnent moins de fruits.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019avocat espagnol et ses 800&nbsp;litres d\u2019eau par kilo, dont les Belges sont les septi\u00e8mes consommateurs europ\u00e9ens avec 3.150 tonnes<strong>&nbsp;<\/strong>d\u2019avocats ib\u00e9riques consomm\u00e9s en 2020, menace la r\u00e9gion d\u2019un \u00ab&nbsp;<em>effondrement hydrologique<\/em>&nbsp;\u00bb, selon Rafael Yus, chercheur en biologie aujourd\u2019hui retrait\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude de 600&nbsp;pages qu\u2019il a coordonn\u00e9e, r\u00e9alis\u00e9e sur quatre ans et publi\u00e9e en octobre 2020, dresse un constat alarmant&nbsp;: la quantit\u00e9 d\u2019eau consomm\u00e9e en Axarqu\u00eda d\u00e9passait de 14,40 hectom\u00e8tres cubes l\u2019eau disponible en 2017. \u00c0 elles seules, les cultures subtropicales exc\u00e9daient de 3&nbsp;hm<sup>3<\/sup>&nbsp;les ressources disponibles \u00e0 des fins agricoles. \u00ab&nbsp;<em>Et cela n\u2019a pas arr\u00eat\u00e9 d\u2019augmenter depuis<\/em>&nbsp;\u00bb, s\u2019inqui\u00e8te-t-il. Ces derniers temps, c\u2019est la mangue, un peu moins demandeuse en eau, qui cro\u00eet le plus.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>La situation actuelle est critique, l\u2019alerte rouge n\u2019est pas imminente mais nous allons avoir des probl\u00e8mes au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e hydrologique 2021-2022 (qui commence le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;octobre) s\u2019il ne pleut pas<\/em>&nbsp;\u00bb, s\u2019alarmait quant \u00e0 lui Jos\u00e9 Campos en mai 2021, le pr\u00e9sident de l\u2019une des nombreuses communaut\u00e9s d\u2019usagers de l\u2019eau de l\u2019Axarqu\u00eda, qui r\u00e9unit 263&nbsp;producteurs. <\/p>\n\n\n\n<p>Il ne s\u2019\u00e9tait pas tromp\u00e9. Six mois apr\u00e8s, l\u2019inqui\u00e9tude est telle que d\u00e9but novembre, la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e du gouvernement andalou s\u2019est rendue sur le terrain pour tenter de rassurer agriculteurs et habitants&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il ne manquera de l\u2019eau ni pour le ravitaillement ni pour l\u2019irrigation<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai d\u00fb arr\u00eater pendant quelques semaines d\u2019arroser les manguiers.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les agriculteurs, eux, n\u2019ont cess\u00e9 de manifester leur pr\u00e9occupation ces derni\u00e8res semaines face \u00e0 l\u2019absence de pr\u00e9cipitations et aux restrictions drastiques d\u2019usage de l\u2019eau, pass\u00e9es en un an de 3.000 \u00e0 2.000&nbsp;m<sup>3<\/sup>&nbsp;d\u2019eau annuels par hectare. Or, selon Jos\u00e9 Campos, il faut normalement \u00ab&nbsp;<em>entre 4.500 et 5.500&nbsp;m<sup>3<\/sup>&nbsp;d\u2019eau par hectare<\/em>&nbsp;\u00bb, selon le terrain. <\/p>\n\n\n\n<p>En situation de stress hydrique, le r\u00e9servoir d\u2019eau de la Vi\u00f1uela \u2013 principale source d\u2019eau de la r\u00e9gion \u2013 est aujourd\u2019hui \u00e0 18,4% de ses capacit\u00e9s avec 30,5&nbsp;hm<sup>3<\/sup>, soit 13 m<sup>3&nbsp;<\/sup>de moins que l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque. Ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es, la moyenne de remplissage du r\u00e9servoir \u00e9tait de 63%.<\/p>\n\n\n\n<p>Devant le restaurant du Trapiche, petit village au carrefour de deux vall\u00e9es presque enti\u00e8rement rev\u00eatues d\u2019avocatiers et de manguiers, Javier Pe\u00f1as, charg\u00e9 d\u2019une exploitation de 12&nbsp;hectares sur laquelle sont embauch\u00e9s cinq saisonniers au moment des r\u00e9coltes, a subi les cons\u00e9quences de la s\u00e9cheresse l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Il ne pleut pas<\/em>, d\u00e9plore-t-il \u00e0 plusieurs reprises, comme beaucoup d\u2019autres ici.<em>&nbsp;Quand je n\u2019ai plus d\u2019eau, je dois choisir. En ao\u00fbt 2020, j\u2019ai d\u00fb arr\u00eater pendant quelques semaines d\u2019arroser les manguiers pour avoir suffisamment d\u2019eau pour les avocatiers qui sont plus fragiles et plus exigeants<\/em>.&nbsp;\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>Comme lui, ceux, nombreux, qui d\u00e9pendent presque exclusivement du bassin de retenue doivent jongler avec la ressource. Parfois, ils creusent des puits sans autorisation.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres, malgr\u00e9 la situation de stress hydrique, nivellent de nouvelles terrasses. En t\u00e9moigne la pelleteuse \u00e0 l\u2019\u0153uvre sur une colline maquill\u00e9e d\u2019un vert tropical, en surplomb de Trapiche. Ici seront plant\u00e9s des manguiers. \u00ab&nbsp;<em>Plus bas, je vais mettre deux hectares d\u2019avocatiers<\/em>&nbsp;\u00bb, assure Francisco Santana, propri\u00e9taire de 20&nbsp;hectares de patates douces qu\u2019il commercialise lui-m\u00eame \u00ab&nbsp;<em>dans toute l\u2019Europe<\/em>&nbsp;\u00bb, qui supervise les travaux.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-1024x683.jpg\" alt=\"Avocats\" class=\"wp-image-8878\" srcset=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-300x200.jpg 300w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-768x512.jpg 768w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-2048x1365.jpg 2048w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-370x247.jpg 370w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-270x180.jpg 270w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-570x380.jpg 570w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-740x493.jpg 740w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/02-600x400.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Cette zone a traditionnellement v\u00e9cu d&#8217;oliviers et de vignes, cultures pluviales, o\u00f9 se trouvent des arbres centenaires et mill\u00e9naires qui risquent aujourd&#8217;hui de dispara\u00eetre. \u00a9 C\u00c9SAR DEZFULI<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab&nbsp;<em>Aujour d\u2019aujourd\u2019hui, \u00e7a a l\u2019air rentable.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En amont du r\u00e9servoir de la Vi\u00f1uela, o\u00f9 beaucoup d\u2019habitants vivent encore au rythme des oliviers, on veut aussi profiter du \u00ab&nbsp;boom&nbsp;\u00bb. Josue Benitez, 38&nbsp;ans, moniteur d\u2019auto-\u00e9cole pr\u00e8s de Cadix, \u00e0 250&nbsp;km de l\u00e0, n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 raser un hectare de vieux oliviers pour y planter des avocats en bio, assorti d\u2019un r\u00e9servoir d\u2019eau, il y a sept mois. Il a investi pr\u00e8s de 100.000&nbsp;euros dans l\u2019exploitation. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Mon oncle en a plant\u00e9, \u00e7a marche bien pour lui&nbsp;; au jour d\u2019aujourd\u2019hui, \u00e7a a l\u2019air rentable<\/em>&nbsp;\u00bb, assure, enthousiaste, ce natif du coin qui dit n\u2019avoir aucune connaissance en agriculture. Il faudra trois ans pour que les arbres donnent leurs premiers fruits, et cinq pour qu\u2019ils tournent \u00e0 plein r\u00e9gime.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fruit vert, dont le prix est stable \u2013 2,40&nbsp;\u20ac le kilo en moyenne ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u2013 et la demande croissante, a attir\u00e9 de nombreux producteurs. \u00ab&nbsp;<em>Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, les l\u00e9gumes cultiv\u00e9s sous serre ne sont plus rentables, en raison de la concurrence du Maroc notamment. C\u2019est pourquoi de nombreux agriculteurs se sont convertis \u00e0 l\u2019avocat<\/em>&nbsp;\u00bb, explique Miguel Gutierrez, secr\u00e9taire de l\u2019Association espagnole de fruits tropicaux, qui a lui-m\u00eame abandonn\u00e9 les tomates et les poivrons pour cette raison.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres, dont la famille poss\u00e9dait des terres non exploit\u00e9es, ont perdu leur travail dans la construction \u00e0 la suite de la crise \u00e9conomique de 2008 \u2013 le tourisme est la principale activit\u00e9 \u00e9conomique de la r\u00e9gion \u2013 et se sont lanc\u00e9s dans cette culture prometteuse, qui a fait pousser ses premiers plants dans l\u2019Axarqu\u00eda il y a cinquante ans.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-1024x683.jpg\" alt=\"Avocats\" class=\"wp-image-8881\" srcset=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-300x200.jpg 300w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-768x512.jpg 768w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-2048x1365.jpg 2048w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-370x247.jpg 370w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-270x180.jpg 270w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-570x380.jpg 570w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-740x493.jpg 740w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/05-600x400.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Antonio Palma, 66 ans, poss\u00e8de 3 hectares de terres cultiv\u00e9es en avocatiers, au bord du ruisseau C\u00fatar. Il en a h\u00e9rit\u00e9 de son oncle, qui a plant\u00e9 ces arbres il y a plus de quarante ans. \u00a9 C\u00c9SAR DEZFULI<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-gridlove-cat-98-color has-gridlove-cat-59-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-215661d9cb1242c59d73f1ddfd8d72b3\">Vous avez lu 40% de cet article. Et vous allez pouvoir continuer puisqu&#8217;il est en acc\u00e8s libre. <strong>En \u00e9change, on vous demande de lire l&#8217;encadr\u00e9e tout en bas<\/strong>. C&#8217;est important. <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ab&nbsp;<em>Les oliviers ne permettaient pas de vivre<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il faut cahoter plusieurs dizaines de minutes pour atteindre le creux d\u2019une vall\u00e9e encaiss\u00e9e au pied du village de C\u00fatar, o\u00f9 est install\u00e9 l\u2019un des pionniers de l\u2019avocat dans la r\u00e9gion. Au bout de cette piste, en r\u00e9alit\u00e9 un lit de rivi\u00e8re \u00e0 sec \u2013 en raison de la retenue d\u2019eau de la Vi\u00f1uela \u2013, qui ne coule que les jours d\u2019intense pluie, assez large pour faire passer deux voitures, les arbres quadrag\u00e9naires de Francisco Pi\u00f1eda se dressent en terrasses. Sur le chemin d\u00e9filent des plants d\u2019avocatiers de moins de six mois, d\u2019autres qui ont connu le temps o\u00f9 l\u2019eau coulait encore, et des manguiers align\u00e9s sur une pente abrupte ratiss\u00e9e il y a peu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Mes parents pratiquaient une agriculture pluviale, comme beaucoup d\u2019agriculteurs ici, ils avaient des vignes et des oliviers, mais cela ne permettait pas de vivre<\/em>, se souvient ce p\u00e8re de trois enfants dont deux travaillent aujourd\u2019hui avec lui.&nbsp;<em>C\u2019est pourquoi j\u2019ai fait ce choix-l\u00e0, qui a port\u00e9 ses fruits avec le boom de l\u2019avocat depuis quelques ann\u00e9es<\/em>.&nbsp;\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>Lui et ses deux fils gagnent aujourd\u2019hui 1.200&nbsp;euros par mois, soit 30% de plus que le salaire minimum espagnol. Ils cultivent en bio car ils voyaient \u00ab&nbsp;<em>que la nature ne pouvait supporter le rythme de production impos\u00e9 en conventionnel&nbsp;<\/em>\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>La famille vend ses fruits, comme la majorit\u00e9 des producteurs dans cette r\u00e9gion, \u00e0 Trops, la principale coop\u00e9rative de fruits exotiques d\u2019Espagne avec ses plus de 3.000&nbsp;membres, ses 40.000 tonnes d\u2019avocats annuelles dont 80% sont export\u00e9s en Europe, et 45% du march\u00e9 du fruit vert en Espagne. Mais dans ce coin de l\u2019Axarqu\u00eda, on tire moins sur les r\u00e9serves communautaires que sur les nappes phr\u00e9atiques, qui sont plus importantes<strong>&nbsp;<\/strong>qu\u2019ailleurs. Malgr\u00e9 cela, Francisco Pi\u00f1eda voit le niveau de son puits baisser et mise sur \u00ab&nbsp;<em>l\u2019eau recycl\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Comme l\u2019eau est rare, nous ne pouvons cro\u00eetre \u00e0 l\u2019infini<\/em>, reconna\u00eet Miguel Gutierrez.&nbsp;<em>Ce que nous voulons c\u2019est une meilleure gestion de l\u2019eau, une meilleure capacit\u00e9 de stockage, que l\u2019on mette \u00e0 profit les eaux us\u00e9es en les recyclant \u2013 la principale station d\u2019\u00e9puration (5,2&nbsp;hm<sup>3<\/sup>) devrait \u00eatre op\u00e9rationnelle \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2022 \u2013 et qu\u2019il y ait une meilleure communication entre les bassins, au moins pour l\u2019eau potable<\/em>.&nbsp;\u00bb Pour l\u2019organisation des producteurs comme pour l\u2019association des usagers de l\u2019eau, il faut cr\u00e9er une \u00ab&nbsp;<em>autoroute de l\u2019eau<\/em>&nbsp;\u00bb qui permette d\u2019acheminer la pr\u00e9cieuse ressource depuis l\u2019ouest de la province, davantage pluvieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9sident de la r\u00e9gion, Juan Manuel Moreno \u2013 qui lors de la campagne \u00e9lectorale avait l\u2019ambition de faire de l\u2019Axarqu\u00eda \u00ab&nbsp;<em>une for\u00eat tropicale<\/em>&nbsp;\u00bb \u2013 a pos\u00e9 la premi\u00e8re pierre en mars d\u2019un projet de renforcement des capacit\u00e9s de transfert d\u2019eau potable, d\u2019ouest en est, sur une soixantaine de kilom\u00e8tres, afin de soulager la r\u00e9gion. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Cela ne permettra pas aux agriculteurs d\u2019avoir plus d\u2019eau, mais gr\u00e2ce \u00e0 cette canalisation, ils pourraient \u00e9ventuellement se maintenir \u00e0 3.000&nbsp;m<sup>3<\/sup>\/ha<\/em>&nbsp;\u00bb, anticipe Jos\u00e9 Campos, qui d\u00e9plore le fait qu\u2019il n\u2019existe des canalisations que pour l\u2019eau potable. <\/p>\n\n\n\n<p>En 2022, un budget de 10&nbsp;millions d\u2019euros sera consacr\u00e9 aux infrastructures de l\u2019Axarqu\u00eda par le gouvernement andalou, dont une partie importante sera r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 l\u2019hydraulique, selon la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e provinciale Patricia Navarro. \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est le budget le plus important de notre communaut\u00e9 autonome<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-elle assur\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"575\" src=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-1024x575.jpg\" alt=\"Avocats\" class=\"wp-image-8880\" srcset=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-1024x575.jpg 1024w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-300x168.jpg 300w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-768x431.jpg 768w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-1536x863.jpg 1536w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-2048x1150.jpg 2048w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-370x208.jpg 370w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-270x152.jpg 270w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-570x320.jpg 570w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-740x416.jpg 740w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/04-600x337.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le r\u00e9servoir de Vi\u00f1uela est la principale source d&#8217;eau potable de la r\u00e9gion, utilis\u00e9e \u00e0 la fois pour l&#8217;alimentation des m\u00e9nages et pour l&#8217;irrigation. Si les cultures irrigu\u00e9es continuent \u00e0 se d\u00e9velopper, elles mettront en p\u00e9ril cet approvisionnement en eau potable. \u00a9 C\u00c9SAR DEZFULI<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Effet de bulle \u00e9conomique<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Mais transvaser de l\u2019eau \u00ab&nbsp;<em>va cr\u00e9er un appel d\u2019air<\/em>&nbsp;\u00bb, analyse Rafael Yus, le coordinateur du cabinet d\u2019\u00e9tude de la nature de l\u2019Axarqu\u00eda (Gena). \u00ab&nbsp;<em>Cela va inciter d\u2019autres agriculteurs \u00e0 se lancer dans les cultures subtropicales, comme cela s\u2019est vu par exemple \u00e0 Murcie lorsqu\u2019on a commenc\u00e9 \u00e0 y faire venir l\u2019eau du Tage, sans parler du co\u00fbt \u00e9conomique de ces infrastructures<\/em>.&nbsp;\u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas pr\u00e9cis du canal de d\u00e9rivation d\u2019eau long de quasi 300&nbsp;km qui relie Castilla-la-Mancha \u00e0 Murcie, des milliers d\u2019agriculteurs ont, depuis sa mise en service en 1979, lanc\u00e9 leur activit\u00e9, \u00e0 tel point que l\u2019eau y est devenue une question strat\u00e9gique pour la r\u00e9gion, extr\u00eamement d\u00e9pendante de cette ressource lointaine, dont manque d\u00e9sormais Castilla-la-Mancha. <\/p>\n\n\n\n<p>Le scientifique d\u00e9nonce une \u00ab&nbsp;<em>bulle \u00e9conomique et une vision court-termiste et opportuniste<\/em>&nbsp;\u00bb, et d\u00e9plore les cons\u00e9quences de ces monocultures sur l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me local&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>une \u00e9rosion croissante en raison du nivellement des terrasses, la perte de biodiversit\u00e9 et la disparation du paysage typique m\u00e9diterran\u00e9en<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 proximit\u00e9 de V\u00e9lez-M\u00e1laga, depuis la vieille b\u00e2tisse de Sergio Pareja, en haut d\u2019une colline habill\u00e9e d\u2019un manteau tropical, on aper\u00e7oit la Costa del Sol et ses lotissements aux couleurs chaudes qui n\u2019ont cess\u00e9 de grappiller des terres vers l\u2019int\u00e9rieur pour accueillir plus de touristes. En face, \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres \u00e0 peine, s\u00e9par\u00e9s par l\u2019autoroute, des dizaines d\u2019hectares de manguiers et d\u2019avocatiers parfaitement align\u00e9s poussent vers la mer, emportant amandiers et caroubiers sur leur passage.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre les deux moteurs \u00e9conomiques de l\u2019Axarqu\u00eda, tous deux tr\u00e8s d\u00e9pendants de l\u2019eau, cet agriculteur de 48 ans croit savoir qui va avoir le dernier mot sur la ressource. \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que c\u2019\u00e9tait insoutenable, et que le r\u00e9servoir de la Vi\u00f1uela allait \u00e0 un moment donn\u00e9 servir d\u2019abord le tourisme et les habitants plut\u00f4t que nos exploitations&nbsp;\u00bb,<\/em>&nbsp;explique Sergio Pareja. <\/p>\n\n\n\n<p>Alors il a troqu\u00e9 ses 3&nbsp;hectares de mangue bio contre une petite parcelle sur laquelle il pratique l\u2019agriculture syntropique. Une approche qui consiste \u00e0 reproduire une for\u00eat \u00e0 petite \u00e9chelle, avec des plantes dens\u00e9ment r\u00e9parties pour maximiser l&#8217;espace horizontal et vertical, ce qui permet de capter un maximum d&#8217;\u00e9nergie provenant du soleil. Il cultive l\u00e0 une vingtaine de fruits et l\u00e9gumes de saison, dont il vend la production dans les alentours.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/boutique.tchak.be\/bienvenue\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"713\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Appel-Diane-2-713x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-23677\" srcset=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Appel-Diane-2-713x1024.png 713w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Appel-Diane-2-209x300.png 209w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Appel-Diane-2-768x1102.png 768w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Appel-Diane-2-1070x1536.png 1070w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Appel-Diane-2.png 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 713px) 100vw, 713px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background\" style=\"background-color:#f0f0f0\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vall de la Casella&nbsp;: une irrigation \u00e0 l\u2019ancienne<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"262\" src=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-1024x262.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8890\" srcset=\"https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-1024x262.jpeg 1024w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-300x77.jpeg 300w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-768x197.jpeg 768w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-1536x393.jpeg 1536w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-2048x524.jpeg 2048w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-370x95.jpeg 370w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-270x69.jpeg 270w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-570x146.jpeg 570w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-740x189.jpeg 740w, https:\/\/tchak.be\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/892193_469971149788847_1390804672_o-600x154.jpeg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 590&nbsp;kilom\u00e8tres de Trapiche (Andalousie), dans la r\u00e9gion valencienne, l\u2019avocat a aussi la cote chez les producteurs. Mais si certains rasent leurs orangeraies, typiques de la r\u00e9gion, pour y planter l\u2019arbre tropical, d\u2019autres tentent de faire diff\u00e9remment. Depuis 26&nbsp;ans, la coop\u00e9rative La Vall de la Casella, forte de ses 70&nbsp;membres, mise sur la diversit\u00e9 des cultures, sur un salaire \u00ab&nbsp;d\u00e9cent&nbsp;\u00bb pour l\u2019agriculteur, peu importe les prix du march\u00e9, et surtout, comme tient \u00e0 le souligner l\u2019un de ses membres fondateurs, Santiago Castillo, sur \u00ab&nbsp;<em>la pr\u00e9servation de la faune et la flore, qui priment la production<\/em>&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ici on fuit la monoculture et les supermarch\u00e9s qui \u00ab&nbsp;\u00e9tranglent les prix&nbsp;\u00bb. Tous les membres sont en agriculture biologique, et leurs fruits et l\u00e9gumes sont commercialis\u00e9s en circuit court \u00e0 travers l\u2019Espagne et via des groupes de consommateurs en France, en Belgique \u2013 leur principal client se trouve en Wallonie (*) \u2013 ou encore en Autriche. \u00ab&nbsp;<em>Beaucoup de producteurs souhaitent nous rejoindre, mais nous avan\u00e7ons \u00e0 pas de loup, car nous n\u2019avons pas encore suffisamment de clients pour accro\u00eetre notre production<\/em>&nbsp;\u00bb, explique celui qui, comme pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des membres de la coop\u00e9rative, vit d\u2019un autre travail.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;<em>La seule eau qu\u2019on utilise, c\u2019est celle de notre puits<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur les 3,4&nbsp;hectares de terre h\u00e9rit\u00e9s de sa famille, qui cultive les oranges depuis plus de 100&nbsp;ans, l\u2019agriculteur de 59&nbsp;ans a vu grandir un avocatier aujourd\u2019hui quinquag\u00e9naire. Celui-ci cohabite avec d\u2019autres vari\u00e9t\u00e9s d\u2019avocats qui ont pris leurs quartiers il y a une quinzaine&nbsp;d\u2019ann\u00e9es. \u00ab&nbsp;<em>Dans notre coop\u00e9rative, on a plant\u00e9 des avocats avant le boom<\/em>&nbsp;\u00bb, assure-t-il, bien que la production ait augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, atteignant \u00ab&nbsp;<em>60.000 kilos annuels<\/em>&nbsp;\u00bb. Les agriculteurs re\u00e7oivent entre 3 et 3,5&nbsp;\u20ac par kilo d\u2019avocats r\u00e9colt\u00e9s, et la fili\u00e8re est ici prometteuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le climat humide aidant, la question hydrique ne se pose pas. Du moins pas encore. \u00ab&nbsp;<em>Ici, nous n\u2019avons pas besoin de davantage d\u2019eau, on ne prend de l\u2019eau ni dans la rivi\u00e8re ni dans un r\u00e9servoir, la seule eau qu\u2019on utilise c\u2019est celle de notre puits, qui existe depuis 200&nbsp;ans<\/em>&nbsp;\u00bb, souligne Santiago Castillo.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il pratique une irrigation par inondation \u2013 des canaux d\u00e9versent l\u2019eau dans les parcelles \u2013 six \u00e0 huit fois par an, essentiellement pendant les mois d\u2019\u00e9t\u00e9, \u00ab&nbsp;<em>avec autant d\u2019eau pour les avocatiers que pour les orangers<\/em>&nbsp;\u00bb, assure-t-il. Pour lui qui a toujours proc\u00e9d\u00e9 ainsi, cette technique permet, \u00ab&nbsp;<em>contrairement au goutte \u00e0 goutte \u2013 tr\u00e8s utilis\u00e9 dans les plantations d\u2019avocats andalouses \u2013, de renouveler l\u2019aquif\u00e8re<\/em>&nbsp;\u00bb, et de \u00ab&nbsp;<em>donner \u00e0 boire \u00e0 toute la v\u00e9g\u00e9tation qu\u2019il y a autour de l\u2019arbre<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>(*) En Wallonie, les coop\u00e9ratives Paysans-Artisans, Hesbicoop et Cocoricoop travaillent avec le Val de la Casella.<\/p>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Belges sont les septi\u00e8mes consommateurs europ\u00e9ens d\u2019avocats espagnols. En Andalousie, le boom de ce fruit tropical en vogue, menace les r\u00e9serves hydrologiques de la r\u00e9gion, au point que celle-ci envisage de cr\u00e9er une \u00ab&nbsp;autoroute de l\u2019eau&nbsp;\u00bb.&nbsp;Ailleurs, plus \u00e0 l&#8217;est, dans la r\u00e9gion de Valence, certains producteurs en relation avec des coop\u00e9ratives wallonnes travaillent autrement. 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En Andalousie, le boom de ce fruit tropical en vogue, menace les r\u00e9serves hydrologiques de la r\u00e9gion, au point que celle-ci envisage de cr\u00e9er une \u00ab&nbsp;autoroute de l\u2019eau&nbsp;\u00bb.&nbsp;Ailleurs, plus \u00e0 l&#8217;est, dans la r\u00e9gion de Valence, certains producteurs en relation avec des coop\u00e9ratives wallonnes travaillent autrement. &nbsp; Enqu\u00eate | Augustin Campos, journaliste Non loin de la Costa del Sol et de ses c\u00f4tes de b\u00e9ton, l\u00e0 o\u00f9 le moindre espace disponible sur les collines est aval\u00e9 par les avocatiers et les manguiers, le vert vif des feuilles lanc\u00e9ol\u00e9es des arbres tropicaux\u2026<\/p>\n","category_list_v2":"<a href=\"https:\/\/tchak.be\/index.php\/category\/enquetes-tchak\/\" rel=\"category tag\">Enqu\u00eate<\/a>","author_info_v2":{"name":"Yves Raisiere","url":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/author\/yves\/"},"comments_num_v2":"0 commentaire","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8872","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8872"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8872\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23795,"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8872\/revisions\/23795"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8893"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8872"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8872"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tchak.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8872"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}