Bienvenue dans la grange de Tchak : un lieu pour échanger

Bienvenue dans la grange de Tchak, un espace d’échange réservé à celles et ceux qui suivent notre média et souhaitent discuter d’agriculture paysanne, de circuits courts, d’alimentation durable, de greenwashing, etc.

Ce groupe Signal offre un espace où partager informations, retours de lecture et questions liées à nos enquêtes, dans un climat respectueux et ouvert. Une manière simple de prolonger la conversation avec la rédaction et entre lecteurs et lectrices. On vous y donnera aussi certaines infos liées à notre coopérative de presse.

Pourquoi Signal ? Parce que nous cherchons à réduire notre dépendance aux grandes plateformes. Les réseaux sociaux dominants, détenus par des multinationales, sont aujourd’hui largement critiqués pour leurs effets sur la santé mentale, la circulation de fausses informations, le respect de la vie privée ou encore la modération des contenus problématiques. Signal constitue une alternative plus sobre, plus sûre et plus cohérente avec nos valeurs.

Quelques extraits de messages qui nous sont récemment parvenus.

👉🏿 Cécile, à propos de notre numéro 23 (automne 25).

« Je suis abonnée et je m’en réjouis à chaque réception de la revue. Mes racines paysannes se sont toujours nouées avec le féminisme, celui des années  70. Elles continuent de me nourrir et de me garder active dans divers engagements. J’aurai l’éternité pour me reposer. Ou peut-être pas… qui sait ? J’ai apprécié chaque page de votre numéro On ne lâche rien. Son esprit, son ambition, les moyens d’action en collaboration, les mots choisis, les illustrations. Je ne peux que féliciter l’équipe et vous apporter mon soutien. Surtout, tenez bon. Merci beaucoup. »

👉🏿 Diane, à propos de Tchak.

« Nous sommes de fidèles lecteurs abonnés à votre revue. Bravo pour tous vos articles et vos enquêtes d’investigation. Nous sommes convaincus que ce sont vos propos, vos sujets, vos choix éditoriaux qui nous guident dans la vraie voie à suivre pour notre futur et celui de la planète. Respect et défense du vivant sous toutes ses formes et meilleure compréhension de la « mécanique du vivant », pour nous rappeler aussi que nous en faisons partie, et que nous devons à parts égales nous investir. Bonne continuation. »

👉🏿 Cindy, à propos de notre dossier sur Hugues Falise contre TotalEnergies.

« Bravo à cet agriculteur wallon et aux 9000 citoyen.nes qui le soutiennent! N’écoutez pas les fatalistes et les jaloux qui commentent : «Et son tracteur, il roule à l’eau?» C’est la nouvelle version de «l’Écolo qui utilise un smartphone», tentative bien connue pour discréditer tout militant écologique. Petit rappel : il n’est pas incompatible de devoir utiliser le système pour pouvoir le changer. ’’ Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu ! ’’ », disait Berthold Brecht. »

👉🏿 Jean, à propos de notre billet « Colruyt : déjà un zéro pointé »

« Tout en étant entièrement d’accord avec vos analyses et dénonciations des agissements de Colruyt Group, j’émets des réserves sur une tendance à estimer que toutes les firmes de la grande distribution sont néfastes aux acteurs et actrices de l’agrobiologie, aux agriculteurs-trices, producteurs-trices dans leur ensemble. Et à opposer d’office le système économique de la grande distribution et les circuits courts.

Il peut y avoir des accords avec la grande distribution réellement favorables aux producteurs-trices, quand les négociants intermédiaires sont supprimés ou remplacés par des coopératives de commercialisation détenues par les producteurs-trices. Ou même, faits plus rares, quand de petites et moyennes surfaces pratiquent l’achat directement auprès des producteurs.

Les circuits courts sont bien évidemment des modes de commercialisation à encourager, développer. Notamment via les coopératives de commercialisation, qui soulagent les producteurs et les productrices de devoir assurer un 2° métier, celui de vendeur·euse, qu’ils et elles ne sont pas toujours en mesure d’assurer.

De bons accords de vente via de grands magasins ne sont pas, je trouve, à dédaigner, à écarter d’office. Qu’on le veuille ou non, les client·es les fréquentent parce qu’ils y concentrent leurs achats alimentaires et non alimentaires, ce qui les dispensent de fréquenter plusieurs lieux. Une facilité pour certain·es, une (quasi) nécessité pour d’autres… »

👉🏿 Fabienne, idem.

« Non seulement, ils achètent tous les terrains agricoles aux dépens des petits agriculteurs, mais en plus ils profitent un max des aides financières européennes! Et à nouveau aux dépens des plus petits agriculteurs. »  

👉🏿 Robert, à propos de notre post Facebook sur l’accès à la terre.

« En 2015 les agriculteurs de la commune de Fauvillers ont signalé le problème causé par l’achat de terres par les Grands ducaux. Des milliers d’hectares sont passés de l’autre côté de la frontière. La suggestion de créer un organisme comme la Safer, en France, a également été faite. Là, chez nos voisins, les terres coutent quatre fois moins cher qu’en Belgique. Depuis, ici, rien n’a été fait. » 

👉🏿 Juanito, idem.

« Après 8 ans de maraichage en Belgique, à chercher à acheter un terrain pour exercer notre activité et à n’être confrontés qu’à des murs, nous avons fait le choix difficile de partir nous installer en France. C’est un chemin que choisissent malheureusement un grand nombre d’agriculteurs belges. En Belgique, la terre n’appartient que trop rarement à ceux qui la cultivent. »

👉🏿 Benoît, idem.

« L’Agence du foncier agricole wallon a été créée en 2024 afin d’améliorer l’accès au foncier pour les agriculteurs. Elle propose notamment aux propriétaires publics un accompagnement dans leur processus de mise en location ou de gérer pour eux et selon leurs souhaits leurs biens immobiliers agricoles via le bail à ferme. » 

👉🏿 Michael, à propos de notre post sur les pesticides.

« Il faudrait peut-être commencer par arrêter toutes les importations qui ne suivent pas nos règles à nous. D’un côté, on veut retirer certains produits phytosanitaires. De l’autre, on importe des OGM qui sont interdits chez nous. On se veut plus blanc que blanc, et au final, on est plus bête que bête. »

👉🏿 Laurent, idem.

« Pas de soucis ! Nous, les agriculteurs, sommes prêts à nous passer de pesticides. On est les premières victimes des produits. Mais alors, on interdit toute importation de produits qui ne répondent pas à nos normes wallonnes zéro pesticide.»

👉🏿Camille, à propos de notre article sur l’évolution des tracteurs.

« Cela vaudrait la peine aussi d’aborder la façon dont les banques ont marché main dans la main avec les entreprises américaines du Plan Marshall pour organiser progressivement et insidieusement la disparition des chevaux de trait dans les fermes belges, singulièrement les fermes du Brabant. Et ce, au profit, de la mécanisation du labour et des tracteurs. »

👉🏿 Marc, à propos de notre billet sur l’IA. 

« Vous avez raison. L’IA ne nous sauvera pas, que du contraire. Dans les faits, c’est avant tout une réelle catastrophe écologique, mais aussi un danger réel pour l’intelligence, la vraie, celle qui inclut la folie créatrice, et la sensibilité humaine. »