Alors que la France reconnaît plusieurs maladies professionnelles liées à l’exposition aux produits phytosanitaires, la Belgique continue de fermer les yeux sur le lien entre travail et contamination. Ce déni institutionnel laisse des travailleurs malades sans protection et sans indemnisation.
Comment la reconnaissance de ce type de pathologies liées à une exposition a pu s’organiser dans certains pays d’Europe ? Pourquoi l’État belge ne reconnaît pas les maladies professionnelles engendrées par l’exposition aux pesticides ?
Nous allons explorer ces deux questions dans notre enquête, à paraître en septembre 2026 dans le 27° numéro de Tchak.


Nous recherchons des travailleurs et travailleuses, en activité ou ancien·nes, exposé·es professionnellement aux produits phytosanitaires, dans le secteur agricole mais aussi dans d’autres métiers exposés.
Sont notamment concernés: agriculteur·ices, agents d’entretien des voies ferrées, agents de voirie, ouvriers communaux, travailleur·euses horticoles, fleuristes, menuisiers, vétérinaires, ou toute autre profession impliquant une exposition régulière ou passée à ces produits.
Nous souhaitons recueillir des témoignages de personnes souffrant de pathologies pouvant être liées à cette exposition, ou qui le suspectent, telles que maladie de Parkinson, les cancers (leucémie, lymphome non hodgkinien, cancer du sang / myélome multiple, prostate, voies urinaires, reins, sarcome des tissus mous, tumeurs du système nerveux central), troubles neurologiques.
Nous recherchons également des représentant·es ou accompagnateur·rices syndicaux , actifs dans ces secteurs, susceptibles de témoigner des dispositifs d’accompagnement existants en Belgique, des difficultés rencontrées ou de situations concrètes suivies sur le terrain.
L’objectif de cet appel à témoins est de contribuer à la libération de la parole. Si vous le souhaitez, nous pouvons garantir votre anonymat.
La réalisation d’une enquête approfondie représente un investissement de plusieurs milliers d’euros. Si les abonnements, le soutien de nos lecteurs et les aides à la presse permettent à Tchak de couvrir une partie de ces frais, ils ne suffisent pas à financer l’intégralité du temps de travail requis pour ce dossier spécifique, soit plusieurs mois.
C’est pourquoi nous faisons appel à vous pour cofinancer cette enquête. Votre contribution (montant libre) servira également à produire plusieurs capsules vidéo illustrant cette thématique.
En contrepartie, nous nous engageons à être transparents sur nos comptes et à vous tenir informés de l’avancée de nos travaux, grâce à des infolettres dédiées.

Laurence Grun et Pierre Vanneste (Belgique, Bruxelles) sont auteur·es et documentaristes au sein du collectif Nuit Noire Production.
Depuis 2018, cette petite équipe réalise des documentaires transmédia de fond, explorant la transformation des terres, des êtres vivants et de la société à travers le développement industriel.
À travers leurs projets, elle cherche avant tout à relier des mondes et des situations, mettant en lumière le caractère global et commun des expériences vécues.
Depuis 2025, Laurence et Pierre font partie du comité de rédaction de Tchak. Fin 2024, tous deux avaient signé et publié dans notre revue P2O5, l’empreinte toxique du phosphate, une grande enquête internationale devenue depuis un webdoc coproduit par Tchak.
Nous enquêtons sur les verrous qui empêchent une alimentation durable. Nous décryptons le greenwashing des multinationales de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution.
Nous mettons en lumière les paysans et les paysannes, les filières locales, les magasins à la ferme, les coopératives pour leur rôle dans le remaillage des territoires.
Être engagé ne signifie pas renoncer à la rigueur. Nos infos sont recoupées, notre travail respecte le code de déontologie journalistique.