210.000 € par an, le budget pour un média de qualité
Pour que Tchak publie ses quatre numéros par an, il faut réunir 210.000 €. C’est le prix d’un journalisme libre et exigeant, celui qui garantit la capacité d’enquête de notre petite équipe. Si nous y arrivons depuis 2019, c’est grâce à vous. Et ce sera encore le cas pour les cinq années qui viennent.
Il y a cette discussion avec un agriculteur, à qui on avait fait signe d’arrêter son tracteur, au beau milieu d’un champ immense, pour parler accès à la terre et gros sous ; cette ferme avec une grand-mère, un père et ses enfants, où chacun a témoigné de son vécu par rapport à la transmission ; cette plongée dans les frigos des grossistes de l’Horeca, qui a révélé importations massives et filières intensives. Ou encore ces heures passées à remonter les bénéfices des filiales d’une multinationale de l’agroalimentaire.
Depuis 5 ans, Tchak privilégie les rencontres, suit les pistes, élargit les horizons. On raconte un monde paysan qui se bat pour reconstruire des filières, de la solidarité, des territoires. On dévoile ce qui se cache derrière la malbouffe et l’ultra-transformé. Et on le fait ici, en Belgique francophone, parce que c’est chez nous que ça commence.
Ce qu’on a déjà accompli ensemble
Grâce à votre soutien financier, on a déjà signé plus de 25 enquêtes fouillées : l’échec du plan wallon contre les pesticides ; les plans envahissants de McDo ; comment Colruyt capte des aides agricoles ; la face cachée des Chips de Lucien ; l’empreinte toxique des engrais phosphatés. Ou encore les tomates noir-jaune-rouge de la honte. On a aussi prouvé que le circuit court au resto, c’est possible, et montré comment l’agriculture sociale peut réparer les vivant·es.
À côté de ça, on a publié des portraits qui inspirent, des décryptages sur les coûts cachés de la malbouffe ou les dessous des traités de libre-échange, et une quinzaine de grands reportages, de l’Ukraine au Costa Rica en passant par la France, l’Espagne ou l’Italie.
Explorer, aller encore et toujours sur le terrain, pour témoigner des réalités agricoles et alimentaires. Parfois avec des initiatives collectives qui redonnent espoir, parfois pour révéler les dérives d’un système qui abîme notre environnement et nos vies.
Un média grainothèque
Chaque euro versé à Tchak sert à faire exister un journalisme combatif et fertile. Pas de grand patron, pas de dividendes : on est une coopérative à finalité sociale. Pour tenir la barre de nos quatre numéros par an, il nous faut 210.000 €. En 2024, malgré vos nombreux soutiens et retours, il nous a manqué 17.000 €.
Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas insurmontable. Alors on passe à l’action : dès l’automne, ouverture d’un canal de dons, nouvelles formules d’abonnement, domiciliation, nouvel appel public à capital. Avec ça, on veut financer de nouvelles enquêtes, explorer de nouveaux formats (BD, podcasts, vidéos), dessiner les contours d’un canal d’info pour les jeunes et pour celles et ceux qui ne peuvent pas se payer la revue. Et consolider la coopérative pour s’octroyer un peu plus de sérénité.
Tchak a 5 ans. Dans un monde où les multinationales de l’agroalimentaire œuvrent au statu quo, conserver des médias libres comme Tchak et nos collègues de Kiosque, collectif de médias francophones et libres1, est indispensable. Derrière chaque numéro, il y a des visages, des luttes, des victoires. Un patrimoine vivant à partager sans retenue. Sans vous, ce fil se rompt. Avec vous, notre média se fait grainothèque.
On sème la suite ensemble ?
Voilà comment vous pouvez agir
Soutenir Tchak, c’est :
- Préserver un journalisme libre, sans actionnaire ni publicité qui trahissent nos valeurs.
- Donner de la voix à celles et ceux qu’on entend trop peu.
- Comprendre les rapports de force qui façonnent notre alimentation.
- Faire exister un média qui dénonce et qui propose.
- Semer des idées qui peuvent changer nos manières de produire et de manger.
Voici comment y parvenir.
Abonnez-vous
En vous abonnant, vous offrez à Tchak un souffle régulier et solide. Vous nous permettez de lancer des enquêtes qu’on ne verra jamais ailleurs, de tenir une équipe combative sur la durée et d’éviter de naviguer à vue. Ça, c’est notre sérénité.
En échange, nous vous livrons tous les trois mois une revue tranchante et soignée, nous ouvrirons (horizon 2026) l’accès à toutes nos archives, et nous vous garantissons que notre liberté éditoriale ne dépendra jamais des caprices de la publicité ni uniquement de subventions.
Devenez copropriétaire prévoir place pour QR Code
En achetant une ou plusieurs parts, vous entrez dans la coopérative, avec le même poids que tout le monde : une personne = une voix, quel que soit le nombre de parts. Vous participez aux décisions, vous avez voix au chapitre sur les grandes orientations et vous inscrivez votre nom dans un projet collectif. C’est un geste citoyen fort, qui renforce nos fonds propres et notre indépendance. Plus nous sommes nombreux·ses, plus Tchak est solide pour longtemps.
Boostez la prochaine enquête
C’est une nouvelle voie de financement pour Tchak, à l’instar de ce qui se pratique dans pas mal de médias en France, notamment. Comment ça marche ? Une enquête nous coûte en moyenne entre 5.000 € et 9.000 €. En faisant un don, vous nous aidez à compléter ce budget, à aller plus loin dans nos investigations et à valoriser le travail dans d’autres formats que l’écrit, notamment sous forme de capsules vidéo. Donner, c’est dire : « Je veux que cette information existe, et j’y contribue. ».
Financez un projet spécifique
En octobre 2024, nous avons lancé un crowdfunding pour produire P205, l’empreinte toxique des engrais phosphatés, un webdoc exceptionnel. Nous l’avons mis en ligne à Bruxelles en décembre 2024, en présence de nos donateurs et donatrices. Un appel qui a permis de rémunérer à 100% l’équipe qui a travaillé sur ce projet précis, dans un délai donné. Un financement participatif est un élan collectif, une façon d’ouvrir grand les portes et d’inviter un maximum de personnes à embarquer avec nous. Vous nous soutenez, vous recevez parfois une contrepartie exclusive… Et vous êtes invité·es à vivre sa réalisation avec nous.
Testez la revue, achetez un numéro
Vous nous croisez peut-être en librairie, en kiosque ou lors d’un événement. Acheter un numéro à l’unité, c’est nous soutenir ponctuellement, tout en découvrant notre intention et notre ligne éditoriale. Pour beaucoup, c’est la première porte d’entrée avant l’abonnement. Pour nous, c’est aussi un moyen de toucher de nouveaux lecteurs et lectrices.
Mécènes solidaires
Tchak collabore aussi avec des mécènes qui partagent nos valeurs pour financer des projets essentiels à la vie de notre coopérative : développement de notre site internet, mise en place d’outils de gestion performants (ERP), accompagnement stratégique… Ces soutiens ne financent pas directement nos enquêtes, mais ils nous permettent de travailler de manière plus efficace et de consacrer plus de temps au cœur de notre métier de journaliste : enquêter, raconter, semer des idées.
Pour vous, devenir mécène, c’est associer votre nom à un média libre et combatif, reconnu pour sa rigueur, et se faire connaître auprès d’un public engagé et fidèle. Pour nous, c’est un appui précieux qui nous aide à durer. Notre règle est simple : quelle que soit la nature du partenariat, notre indépendance éditoriale reste totale.
Associations partenaires
Tchak, à côté de 520 citoyen·nes coopérateurs et coopératrices, c’est aussi 30 associations ou ONG partenaires. Certains sont membres fondateurs de Tchak, d’autres nous ont rejoints en tant que soutien, toutes et tous font partie du comité d’orientation de Tchak, ou du comité d’animation qui se voit une fois par an. Ce qui nous rassemble ? Des valeurs communes : la solidarité, la justice sociale, la combativité. Et sur le plan de la gouvernance, aucun rapport de force entre nous.
1 Kiosque est un collectif de médias belges, francophones et libres qui rassemble Alter Échos, Axelle, Imagine, Le Ligueur, Médor, Tchak et Wilfried.