Nous avons une éolienne sur une parcelle qui nous appartient, et aussi une autre sur une terre que nous louons. Pour celle qui nous appartient, nous n’avons pas signé d’option, mais directement le contrat final. À l’époque, nous ne sommes pas allés voir un avocat. Nous n’y avons même pas pensé. »

La ferme de Gérard et Cathy (prénoms d'emprunt) se situe dans le Hainaut. Des céréales, un peu d’élevage, une cinquantaine d’hectares. Et un gros espoir : le jour où l’opérateur éolien leur a proposé de signer un contrat, celui de percevoir une rente annuelle supérieure au bénéfice habituellement récolté sur la partie de parcelle visée par le projet. Aujourd’hui, si le couple n’est pas mécontent de pouvoir mettre du beurre dans ses épinards, il regrette amèrement une signature trop rapide, tant nombre de questions restent pendantes.