L’un s’appelle Hugues Falys et est agriculteur du côté de Tournai en Belgique. L’autre se nomme Saul Luciano Lliuya et gère une ferme dans le village de Huaraz, au cœur des Andes péruviennes. Les deux paysans ne se sont jamais rencontrés, un océan et plus de 10.000 km les séparent et, pourtant, ils partagent un destin commun : celui d’être victimes du dérèglement climatique.

Chez Hugues Falys, ce sont les sécheresses à répétition de ces dernières années, survenues en 2018, 2020 et 2022, qui ont particulièrement touché son exploitation en autonomie fourragère. « Ces épisodes ont eu des conséquences sur mes terres et ma production de foin, dont je dépends pour nourrir mes animaux, raconte l’agriculteur belge. Pour rester en autonomie, j’ai dû faire le choix de diminuer le nombre de mes bêtes. »

Dans le cas de son collègue péruvien, ce sont surtout les inondations qui menacent aujourd’hui ses terres. Dans un documentaire Arte, il explique que les glaciers qui surplombent son village fondent à vitesse grand V, « ce qui provoque la formation de lacs en altitude, pouvant déborder et inonder nos propriétés dans la vallée ».

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