Dérèglement climatique : « La Belgique doit diversifier ses cultures »
La Belgique sera-t-elle bientôt plus réputée pour ses vignes et ses abricots que pour ses patates ? C’est possible, prédit l’agroclimatologue Serge Zaka, à condition d’anticiper les conséquences du changement climatique. S’il va falloir s’habituer à des saisons soit trop humides, soit trop sèches, certaines cultures pourront bénéficier de la hausse des températures.
Sur son site internet, il se présente comme « artisan-photographe d’orages », « docteur en agroclimatologie » et « chercheur-modélisateur scientifique ». Il pourra bientôt y ajouter : « auteur de bande dessinée ». Plus de 100.000 personnes le suivent sur ses différents réseaux sociaux. C’est que Serge Zaka, spécialiste des impacts du dérèglement climatique sur les systèmes agricoles, y donne de son temps sans compter pour vulgariser ses recherches. Lorsque nous lui avons téléphoné, le Franco-Libanais s’occupait du système d’arrosage de son jardin à Montpellier. Kit mains libres activé pour ne pas s’interrompre, il nous a fait part de ses prédictions sur l’agriculture belge1.
Serge Zaka, pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous expliquer quel est votre métier ?
Je suis agroclimatologue2. L’agroclimatologie, c’est la science qui relie la météo, le climat et l’agriculture. Je regarde à court terme comment la météo va affecter la production agricole de l’année en cours. À long terme, c’est un travail plus socio-économique et politique. J’essaye de voir ce qui pourra être planté dans quelle région, comment vont évoluer les rendements, bref de préparer les filières par rapport au changement climatique.
Un travail essentiel puisque l’avenir de notre nourriture en dépend. Pourtant, il n’est pas très médiatisé.
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