Business de la flemme : un mythe ?
Est-il de plus en plus admis de ne pas faire soi-même à manger ou ses courses, et de payer pour que quelqu’un s’en charge à notre place ? Beaucoup parlent d’« économie de la flemme », pour désigner ce phénomène sociétal. Ils occultent ainsi la manière dont la société est organisée de façon à normaliser certains comportements. Qu’est-ce qui a rendu notre flemme possible ?
Business de la flemme ». Simple et efficace, cette formule désigne cette nouvelle économie liée à la prétendue fainéantise des citoyens et leur tendance à déléguer les tâches de la vie quotidienne, comme faire ses courses ou se préparer à manger. Popularisée par Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U (ex-Système U), acteur français de la grande distribution, cette expression est reprise dans l’espace social avec une insoutenable légèreté.
« Des enfants gâtés, qui n’envisagent plus de descendre à l’épicerie ou de marcher cinq minutes pour aller manger un morceau. Ils ont inventé une nouvelle sédentarité. »
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