Lorsqu’on imagine une ville du futur, on a tendance à placer de la verdure sur tous les toits, des plantes grimpantes et des légumes prenant le contrôle du haut des gratte-ciel, ou encore des salades poussant sous une lumière artificielle dans des hangars. Si cette vision technologique de l’agriculture urbaine séduit quelques gros investisseurs1, la plupart des professionnel·les de l’agriculture urbaine à Bruxelles défendent une vision plus paysanne du modèle.

Sans compter les activités agricoles plus conventionnelles menées en périphérie de la capitale, Bruxelles compte aujourd’hui une cinquantaine de projets d’agriculture urbaine alors que ceux-ci étaient quasiment inexistants il y a 10 ans. D’après la FedeAU, la Fédération bruxelloise qui représente le secteur, ces projets se caractérisent non seulement par leur localisation en ville, mais aussi par « la diversité de leurs activités sur petites surfaces et leurs pratiques écologiques ».

Malgré leur petite échelle, ils bénéficient directement à plus de 85.000 personnes, soit 7% de la population de la Région, vante la FedeAU. Des bénéfices principalement sociaux puisque la plupart sont aussi des lieux de formation, d’aide sociale ou encore d’accueil du grand public.

La FedeAU souligne également ses impacts positifs non chiffrés « en termes de qualité des sols, lutte contre les inondations, stockage de CO2, réduction des îlots de chaleur et circularité des déchets organiques ».