Une « Mer de Liens » pour sauver la pêche durable
Laisser les navires industriels rafler les ressources au détriment de celles et ceux qui veulent vivre durablement de la pêche vous est insupportable ? La société française Mer de Liens permet désormais à chacun·e d’agir très concrètement : en achetant collectivement des bateaux de pêche. À l’abordage avec Margot Le Fur, en charge du développement de ce projet !
Margot Le Fur, vous êtes chargée de projet au sein de l’association française Pleine Mer, qui milite pour la préservation de la pêche artisanale. Pourquoi est-il si crucial de lutter contre l’industrialisation du secteur de la pêche ?
D’abord, historiquement et culturellement, en France, on a toujours eu des petits pêcheurs artisans. Ils font partie du patrimoine. Cela nous semble extrêmement important de préserver leurs savoir-faire. Ensuite, d’un point de vue environnemental, social et économique, la pêche durable est largement plus bénéfique.
Quand vous parlez de pêche durable, vous voulez dire la pêche artisanale ?
On préfère parler de pêche durable plutôt qu’artisanale parce que personne n’est d’accord sur la définition de la pêche artisanale. Alors que, pour nous, la pêche durable, c’est clair : c’est une pêche qui est respectueuse des hommes et des femmes qui la pratiquent, de l’environnement marin, et qui entraîne des répercussions économiques positives sur un territoire. D’un point de vue social, la pêche durable emploie beaucoup plus de personnes que la pêche industrielle par quantité de poissons. D’un point de vue économique, elle fait vivre le littoral parce que ce sont souvent des bateaux qui partent à la journée ou tous les deux jours et qui sont implantés localement. Ils approvisionnent les commerçants, les restaurateurs, ont parfois un stand de vente en direct… Et puis, d’un point de vue environnemental, c’est la pêche qui a le moins d’impact négatif sur les écosystèmes.
Vous voulez lire la suite ?
Abonnez-vous pour poursuivre votre lecture et accéder à nos articles et numéros. Votre abonnement finance un journalisme combatif et fertile. Déjà abonné·e ? Connectez-vous plus bas.
Avec cette formule à 60 €, nous voulons que l’abonnement à la revue reste accessible au plus grand nombre. Mêmes avantages, mais vous soutenez Tchak selon vos moyens. Choisissez librement. Aucun justificatif n’est demandé.
- 4 numéros papier par an
- Accès à la liseuse en ligne
- Tous les articles et archives en ligne
- Possibilité de commenter les articles
C’est le tarif de référence de notre abonnement à la revue. Il contribue à l’équilibre économique de Tchak, soutient notre travail journalistique et nous aide à continuer à proposer un abonnement à prix réduit, pour les budgets plus serrés.
- 4 numéros papier par an
- Accès à la liseuse en ligne
- Tous les articles et archives en ligne
- Possibilité de commenter les articles
Vous préférez lire Tchak uniquement en ligne ? Cette formule d'abonnement permet de soutenir notre travail journalistique avec un tarif adapté au numérique. Celui-ci tient compte de l’absence des coûts liés à l’impression et à l’envoi de quatre numéros.
- 4 numéros en ligne par an
- Accès à la liseuse en ligne
- Tous les articles et archives en ligne
- Possibilité de commenter les articles
Déjà abonné·e ? Connectez-vous
Utilisez l’adresse e-mail associée à votre abonnement pour poursuivre votre lecture.