Loup. Mammifère carnivore de la famille des canidés, vivant en meute dans les forêts d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Demi-masque en velours ou en satin noir, parfois agrémenté de dentelle, couvrant le nez, le pourtour des yeux et les sourcils ; accessoire de coquetterie ou d’anonymat.

Il symbolise le monde sauvage, la liberté, l’instinct sacré. Il incarne la peur de la bête féroce, ancrée dans l’enfance, les contes et légendes ; celle de se faire dévorer tout cru. On ne compte plus les métaphores liées à son comportement de prédateur ou son mode de vie en meute. Et si, aujourd’hui, il bénéficie d’une protection, le voici redevenu cible. En Europe, en Italie, en France, et même en Wallonie, où le Royal Saint-Hubert Club et ses 10.000 chasseur·euses réclament ses deux oreilles.

Chez Tchak, on déteste hurler avec les loups. Alors quand Paul Labourie, un jeune journaliste, nous a proposé une randonnée dans leur zone de présence permanente, on n’a pas hésité. Il en a ramené un parfum organique de tourbe, un air saturé de bruine. Et s’il n’a pas rencontré le fauve, il en a photographié la piste : ici des herbes écrasées, là une empreinte éphémère, là encore des excréments servis sur l’herbe fraîche.

Loin de l’émotion et de toute polémique, vous découvrirez donc dans ce numéro son enquête en trois chapitres. Des témoignages, des chiffres, des analyses. C’est vrai, là-bas, dans certains coins de la Province de Liège, les attaques sont parfois violentes. La pression est bien présente pour les éleveurs et les éleveuses, déjà confronté·es aux difficultés du secteur. Pourtant, les coupables ne sont pas toujours ceux et celles auxquel·les on croit.

Sur les traces du loup, autopsie d’une scène de crime
Enquête Biodiversité
Sur les traces du loup, autopsie d’une scène de crime
Vue de dos sur Thibaut Herrin, responsable du suivi du loup en ZPP, qui marche dans les Hautes-Fagnes.