Pêche : « Privilégiez les poissons moins connus ! »
Même pour une entreprise persuadée que le secteur de la pêche doit se transformer, le poisson durable est une quête infinie. Le grossiste Pintafish avance à tâtons, main dans la main avec sa clientèle, mais sans laisser ses objectifs partir à vau-l’eau.
Avec son frère Wout, Jan Versteden gère Pintafish, un grossiste en poisson fondé par son père Wim. L’entreprise basée à Tielt-Winge dans le Brabant flamand est l’une des seules en Belgique à s’engager pour du poisson de saison, non surpêché et équitable, qui participe à la transition vers « une mer viable ». Ses trois chauffeurs livrent points de dépôt et petits magasins de Flandre, ainsi qu’une dizaine de lieux à Bruxelles et en Wallonie1.
Jan Versteden, racontez-nous en quelques mots : comment est née Pintafish ?
Notre activité autour du poisson a commencé en 2008 au sein d’une autre entreprise fondée par mon père, Veeakker [Pintafish et Veeakker étant depuis lors deux marques d’une entreprise à responsabilité limitée nommée Basic Input Output System, NDLR]. Veeakker est une boucherie et une entreprise de distribution de produits paysans en circuit court. On entendait de plus en plus parler de surpêche, de navires industriels… On était préoccupés, mais on n’y connaissait rien à la pêche. On s’est mis à proposer du poisson que nous sélectionnions auprès d’un autre fournisseur en nous assurant que les espèces venaient de zones où elles n’étaient pas surpêchées d’après les informations qu’on trouvait. On a été de plus en plus regardants et, à un moment, on a voulu pouvoir sélectionner nous-mêmes les pêcheurs. En 2012, on a alors lancé Pintafish, avec l’intention de travailler en direct avec des pêcheurs locaux.
Ce qui a été plus compliqué que prévu !
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