Après une véritable hécatombe, ils renaissent peu à peu de leurs cendres. Le nombre de fruitiers hautes tiges wallons a chuté de 99% entre 1950 et 2000, comme nous vous le relations dans un article paru en automne 2020 (Tchak no 3). Aujourd’hui, l’ASBL Diversifruits, qui œuvre pour le redéploiement des vergers hautes tiges en Wallonie, estime que la superficie qui leur est allouée est d’environ 700 hectares, soit 50.000 arbres. Une goutte dans l’océan.

Cette association est née à la suite du constat d’un manque de connaissances et de compétences en matière de plantation, d’entretien et de suivi des vergers. « Jusque-là, certaines tailles étaient faites n’importe comment. Les arbres étaient dans un état lamentable, se remémore Sébastien Pirotte, formateur chez Diversifruits. Comme les gens n’y connaissaient rien, c’était contre-productif. Il ne faut pas s’imaginer que planter un arbre fruitier, c’est comme planter un chêne et qu’on peut l’abandonner après la mise en terre. Tous les publics sont concernés : collectivités (communes, intercommunales, provinces, etc.), particuliers et agriculteurs. Après, pour ces derniers, il faut les comprendre : il n’y avait pas d’enjeu économique à l’époque. »