« En Wallonie, on garde un niveau de protection maximum pour les corvidés, c’est une aberration. » Ces propos d’Hubert Dumont, que l’on présentera un peu plus tard, résument assez bien la volonté générale du monde agricole : tirer plus. Pourtant, on en tue déjà beaucoup : 20.000 par année, selon les estimations de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO).

Les corvidés dont nous parlons ici, à savoir la corneille noire, le corbeau freux, le choucas des tours et la pie bavarde, sont des espèces protégées par la loi sur la conservation de la nature depuis 1991. Ce qui implique qu’elles ne peuvent pas être tuées, chassées ou piégées. Néanmoins, agriculteurs et chasseurs peuvent introduire des demandes de dérogation afin de tirer les corvidés qui causeraient des dégâts aux cultures et à la forêt.