Agriculture sociale : soigner la tête par la terre
Faire le lien entre le monde agricole et celui de l’accueil social : c’est le but de l’agriculture sociale. Cette alternative à l’hospitalisation produit des effets incontestables sur la santé mentale des patient·es, plongé·es dans un cadre rythmé par le vivant. Pourtant, en Wallonie, cette approche peine à se faire soutenir durablement.
C’est par une belle après-midi de printemps, dans le cadre enchanteur de l’Abbaye de Floreffe, qu’a eu lieu le Festival de l’agriculture sociale. Cette journée a été l’occasion de célébrer et de valoriser la quinzaine de projets wallons d’accueil social à la ferme. Concrètement, ils consistent à mettre en relation des agricultrices et des agriculteurs avec des personnes fragilisées par la vie. Les fermes ouvrent leurs portes aux accueillis qui sont invités à participer aux tâches du quotidien (semer, planter, arroser, récolter les fruits et les légumes, nourrir et traire les animaux, étiqueter les produits laitiers, emballer le beurre ou encore aider à préparer le repas).
L’agriculture sociale s’adresse à toute personne en souffrance, malade sur le plan mental, présentant des assuétudes ou tout simplement à la recherche de bien-être. Le principe est que l’échange soit donnant-donnant : la personne accueillie donne de son temps, de son énergie et de sa force de travail (sans contrainte), en échange de quoi les agriculteurs transmettent leurs savoirs, offrent de l’attention, de la reconnaissance pour le travail accompli et l’opportunité d’être en contact avec le vivant sous toutes ses formes.
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