À La Roche-en-Ardenne, commune prisée des touristes pour ses paysages forestiers, un projet suscite une vive contestation : l’installation d’une « mer solaire » de 82.200 panneaux photovoltaïques sur 40 hectares de terres agricoles. Pour s’y opposer, un collectif citoyen, Sauvons la ferme du Vivier, s’est formé en juin dernier.

Sur le papier, le projet présenté par les propriétaires, Honorine d’Ursel et Martin de Cock de Rameyen, se veut pourtant vertueux. Il prévoit l’élevage de brebis de races locales, la culture de céréales et de légumineuses, la réhabilitation de la zone d’étangs, ainsi que la plantation d’arbres fruitiers et de haies indigènes. Selon eux, l’ensemble favoriserait la biodiversité et améliorerait la qualité agronomique des sols, réduisant notamment l’érosion.