Tout a commencé à la fin des années 2000. À l’époque, Alexandre Chevé vit à Bruxelles, enchaîne les boulots, mais ne s’y retrouve pas. Il veut changer de cap. Il a en tête la ferme de ses grands-parents. Il rêve d’indépendance, de liberté et de nature. Rapidement, un mot s’impose : apiculteur. En 2010, il achète ses premières ruches et conclut un deal avec la commune d’Etterbeek pour les installer dans un parc. Très vite, il part s’installer dans le Namurois, à la recherche d’espace. Pour se former, il fait des aller-retour tous les week-ends pour observer, écouter, apprendre le métier grâce à un apiculteur qui vit dans les Ardennes. Depuis, les abeilles ne l’ont plus quitté.

Alexandre Chevé, un mot sur vos récoltes de miel en 2024…

C’est très simple : c’était la pire année de ma carrière. Le printemps était tellement catastrophique que j’ai perdu quatre ruchettes et deux ruches. Certaines de mes abeilles sont mortes de faim. Au final, j’ai récolté la moitié de ce qui était prévu au printemps. L’été a été un peu plus clément, j’ai réussi à me rattraper avec une petite récolte. Pour survivre, j’ai dû compléter en puisant dans mes stocks.

Le dérèglement climatique a-t-il un impact sur vos colonies ?