Mercosur, Ceta et cie… Trois questions sur les traités de libre-échange
Présentés comme des moteurs de croissance, les traités de libre-échange organisent surtout une mise en concurrence généralisée. D’où viennent-ils ? Que produisent-ils sur les agricultures d’ici et d’ailleurs ? Et alors que l’UE continue d’en signer, peut-on encore changer de cap ?
1. Dans quel contexte sont-ils nés ?
Un accord (ou traité) de libre-échange est conclu entre plusieurs (deux ou plus) États ou groupes d’États. Son but est de faciliter les échanges (la circulation des biens et services) entre ces parties. Comment ? En abaissant les droits de douane et les barrières non tarifaires au commerce (normes sanitaires, environnementales, sociales).
« L’idée est d’harmoniser ces règles. Mais dans la dynamique des négociations, si l’objectif est d’augmenter les flux commerciaux, cette harmonisation se fait généralement vers le bas », entame Mathilde Dupré, co-directrice de l’institut Veblen, un think tank français qui travaille sur les enjeux économiques de la transition écologique et sociale.
Avec plus de 446 millions de consommateurs, l’Europe est centrale dans le commerce international. Deuxième exportatrice mondiale de marchandises, c’est elle qui négocie au nom de ses États membres.
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