Histoire de trou. De complexité. Et de (faux) courage.
Jeudi, quelques heures avant le vote du plan d'économie portant sur l’Enseignement, Jean Hindriks, prof d’économie de l’UCLouvain, publiait ce post sur LinkedIn : « Piqûre de rappel sur la très catastrophique situation budgétaire de la FWB avec un déficit budgétaire × 4 en 10 ans. ». Chronique.
Sous la phrase de Jean Hindriks, deux graphiques dont même des élèves de cinquième primaire pourraient comprendre la direction. Le message limpide : un trou pareil, ça va être compliqué de le combler.
En réalité, le plus frappant, ce n’est pas le constat. Personne ne conteste aujourd’hui l’état des finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il ne s'agit pas de nier cette réalité mathématique, qui menace à terme sa capacité à fonctionner. Ni, non plus, la difficulté technique de la refinancer.
Non. Le plus frappant, c’est le réflexe en cours depuis plusieurs mois : faire du déficit le point de départ de la discussion. Et aussi son point d’arrivée. Comme si un indicateur financier pouvait, à lui seul, dicter un agenda politique. Comme si gouverner c'était seulement chercher du blé.
Le début du XXIe siècle nous a pourtant appris les limites de ce genre de raisonnement. À force de regarder un problème à travers un seul prisme – le PIB, le déficit, etc. –, on finit par ne plus voir tout ce qu’il laisse hors champ : le franchissement de plusieurs limites planétaires, l’aggravation des inégalités sociales, etc.
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