Les enjeux actuels de la filière laine wallonne partent d’un constat clair, que résume ainsi Nicolas Marchal, chargé de mission ovin-caprin au Collège des Producteurs : « Jusqu’en 2020, l’export de la laine vers les pays asiatiques était la norme chez les éleveurs, même s’ils perdaient 15 à 30 centimes de valeur au kilo par an, du fait de la situation de monopole et de la concurrence internationale. En 2015, on pouvait vendre de la laine brute à 1,10€ le kilo. Cinq ans plus tard, plus personne ne l’achetait et elle était devenue un vrai déchet. ».

Une évolution difficile à digérer, d’autant que le Collège des Producteurs rappelle qu’il y a encore cent ans, la laine était la seule raison de l’élevage ovin en Wallonie. « Depuis 2020, nous sommes dans un cercle vicieux : la valeur économique et symbolique de la laine est au plus bas, donc les éleveurs y portent moins d’attention, la qualité baisse, ce qui fait encore chuter sa valeur, et ainsi de suite… On doit absolument briser ce cercle », alerte Nicolas Marchal.