Ça n’aura échappé à personne : la remise en cause des accords de libre-échange (ALE) est au cœur des revendications actuelles des agriculteur·ices en Europe. Et pour cause, ces traités ont un impact sur leurs revenus. En encourageant l’importation de produits au coût de production inférieur et qui sont soumis à des standards sociaux, sanitaires, environnementaux, liés au bien-être animal moins exigeants que ceux prévalant en Europe, ils provoquent une concurrence déloyale. À tel point que les agriculteur·ices européen·nes, pour pouvoir rivaliser avec leurs homologues des pays tiers, n’ont parfois d’autre choix que d’accepter des prix qui se situent en dessous de leurs coûts de production.

Puisque le principe du libre-échange est de faciliter les échanges commerciaux internationaux, l’Europe est prête à ouvrir ses marchés agricoles pour pouvoir vendre plus de services, d’automobiles, de produits industriels et chimiques, de machines et bien d’autres choses à des pays tiers.