Pierre, 61 ans. Il est agriculteur et, alors que son fils hésite à reprendre sa ferme, un cancer le frappe de plein fouet. Il se demande si sa maladie pourrait être imputable aux pesticides qu’il a épandus durant sa carrière.

Laura, 35 ans. Pendant des années, elle a bu de l’eau fortement contaminée aux PFAS, des substances chimiques très persistantes. Elle vient de tomber enceinte et ignore que faire pour protéger son futur bébé.

Nour, 9 ans. Il y a quelques jours, elle a eu ses premières règles, bien avant ses copines. Elle ne se doute pas que les perturbateurs endocriniens présents dans son alimentation quotidienne pourraient être en cause.

Si Pierre, Laura et Nour sont des personnages fictifs, leurs vécus sont bien réels. Et s’ils s’étaient adressés à leur médecin traitant, Céline Bertrand, spécialiste en santé publique à la Société scientifique de médecine générale (SSMG), a de bonnes raisons de penser qu’aucun n’aurait obtenu d’explications très précises sur les problématiques de santé environnementale qui les concernent.