Environ 4.000. C’est le nombre de bénévoles qui s’investissent dans la quarantaine de coopératives de distribution alimentaire en circuit court rassemblées au sein du Collectif 5C1. Une participation fluctuant suivant le profil de celles-ci. « On compte trois sortes de coopératives parmi nos membres, précise Marie Poulaert, chargée de mission. Des coopératives de consommateurs, des coopératives de consommateurs et de producteurs, et des coopératives de producteurs. Sur l’ensemble, un quart ne dispose pas de bénévoles du tout. Toutes les autres en ont, mais dans des proportions très variables. Certaines en sont constituées exclusivement : ce sont les initiatives citoyennes, où chacun met la main à la pâte. »


Cet article a été publié dans un numéro spécial consacré aux élections en 2024 (communales, provinciales, régionales, fédérales et européennes). Nous y abordions, sans prétendre à l’exhaustivité, une série de chantiers concrets dont le monde politique aurait pu s’emparer.


Deux exemples de magasins de consommateurs parmi ces dernières : BEES coop (Bruxelles) et Oufticoop (Liège) comptabilisent plus de 2.000 coopérateurs et coopératrices pour la première, et quelque 270 pour la seconde. Autant de personnes qui, si elles veulent pouvoir y faire leurs courses, doivent s’engager à travailler bénévolement quelques heures par mois pour la coopérative.

Problème : si les 735.000 volontaires – tous secteurs confondus – que compte notre pays fonctionnent dans un cadre légal, ce n’est pas le cas des bénévoles donnant un coup de main dans ces coopératives alimentaires de circuit court. En cause – on y reviendra plus loin -, un flou juridique constituant une épée de Damoclès. Si elle s’abattait, celle-ci pourrait sérieusement mettre à mal leur modèle et leurs ambitions.