Fondé en mai 2020, Bab’l Market compte aujourd’hui entre 250 et 300 membres actifs ainsi que trois salariés. « Le principe d’un supermarché coopératif, c’est que le magasin est entièrement géré par ses membres », explique Lucile Howet, chargée de communication active au sein de l’association depuis quatre ans. Encadrés par les salariés, les membres effectuent un shift bénévole de 2h45 chaque mois afin d’assurer le fonctionnement quotidien de l’enseigne. En contrepartie, ceux-ci peuvent réaliser leurs courses au sein du supermarché et accéder à des produits de qualité à moindre coût grâce à une marge unique de 28,25 %, soit un peu moins que dans la plupart des magasins bio.

Bab’l Market remplit ses rayons en suivant une charte de produits établie en collaboration avec ses membres au lancement du projet. La grande majorité des produits proposés sont certifiés bio, à l’exception de la viande et du fromage. Les produits issus du circuit court représentent 30 % du volume d’achat du magasin, tandis que les 70 % restants sont acheminés via des grossistes bio. « Actuellement, on ne sait vraiment pas se passer des grossistes ; logistiquement c’est trop compliqué », concède la chargée de communication.

« Nous avons besoin de plus de membres »

Si ce modèle de supermarché coopératif propose une approche de consommation différente, les magasins qui l’adoptent souffrent, dans beaucoup de cas, d’une certaine précarité. Tirant ses seules recettes des marges sur les ventes, Bab’l Market est dépendant des achats effectués par ses membres, souvent insuffisants pour stabiliser les comptes du magasin.