Une procédure trop lourde pour les victimes
Charge de la preuve inversée, exigence d’une molécule précisément identifiée, indépendants exclus d’office : en Belgique, chaque étape du système de reconnaissance des maladies professionnelles est un obstacle pour les travailleurs. Et les rares demandes liées à une exposition aux pesticides ont toutes été rejetées.
En Belgique, contrairement à d’autres pays comme la France, la liste des maladies professionnelles reconnues ne comprend aucune catégorie liée aux pesticides. Sur le site de Fedris, l’agence fédérale chargée d’accompagner les travailleurs du secteur privé qui sont victimes d’accidents ou de maladies professionnelles, aucune entrée« pesticides » ou « produits phytosanitaires » n’apparaît parmi les maladies causées par des substances chimiques.
Comme la plupart des pays européens, la Belgique fonctionne avec deux voies de reconnaissance. La première repose sur une liste de maladies et substances prédéfinies : si la pathologie et son agent y figurent, la reconnaissance a des chances d’aboutir, sous certaines conditions. La seconde, dite « ouverte », s’applique lorsque le cas de figure n’est pas repris dans la liste. C’est alors au travailleur, avec son médecin, de démontrer lui-même le lien entre son exposition et sa maladie.
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