Sur les terres de la noisette française, dans le Lot-et-Garonne, pendant longtemps, c’était Unicoque ou rien. Alors Hugo et Julie Peloux ont fait comme les autres agriculteurs de cette région très agricole qui souhaitaient se lancer dans ce petit fruit à coque en vogue. En 2018, ils ont contacté la coopérative, la seule du secteur, établie à quelques kilomètres à peine de leur ferme, à Cancon. C’était encore la période du boom de la noisette française.

« On m’a indiqué que si je m’engageais avec eux, c’était pour une durée de 20 ans », se souvient Hugo, à peine la trentaine à l’époque. Le souvenir fait sourire ce grand gaillard grisonnant, en sweat-shirt gris. Amer, ce sourire. Assis derrière son bureau où s’entassent les documents, il secoue la tête : « Je me suis dit : il faut être fou pour faire ça ! »