Il était une fois l’agriculture à Bruxelles : 1000 ans d’histoire
Il y a très longtemps, Bruxelles a été une terre agricole foisonnante faite de champs, de jardins, de vergers, de pâturages. Les fermes autour de la ville nourrissaient directement la population urbaine… avant de disparaître au fil des siècles sous l’effet de l’industrialisation et de l’urbanisation.
Naissance d’une cité
Nous sommes aux alentours de l’an 1000. Bruxelles, en tant que ville, est en pleine éclosion. Comme dans d’autres régions du nord-ouest de l’Europe à l’époque médiévale, on voit apparaître autour de la ville un système agraire assez productif qui génère des surplus et permet une activité commerciale.
Sa production excédentaire de grains lui ouvre les portes de l’exportation, facilitée par l’aménagement de son port, dans le courant du XIe siècle. À ce moment-là, la Grand-Place devient – et restera longtemps – un haut lieu marchand. Les productions spécialisées alimentent les activités artisanales urbaines : la culture de lin pour le textile, l’élevage pour la laine.
Le développement de Bruxelles est tel que dès le XIIe siècle, elle devient un véritable centre marchand régional. L’agriculture est omniprésente dans la ville, mais aussi autour. Chaque espace est cultivé. Il faut dire que la haute qualité pédologique des terres limoneuses et sablo-limoneuses s’y prête. Les travaux d’archéopédologie montrent qu’elles seraient même aussi performantes que certains sols ukrainiens, considérés comme les plus fertiles au monde.
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