Les jeunes mangent mal : oui, et ce n’est pas une fatalité !
La transition entre l’adolescence et l’âge adulte est une période souvent associée à de mauvaises habitudes alimentaires. Les jeunes mangent en moyenne moins bien que leurs aîné·es, c’est un fait dont beaucoup ont conscience. Si le constat n’est pas neuf, deux éléments d’explication plus récents émergent : la précarité estudiantine et l’influence des réseaux sociaux.
Les jeunes mangent mal : cliché ? Pas tellement, si l’on s’en tient aux données moyennes disponibles, plutôt accablantes pour les grand·es ados.
En Belgique, les dernières données sérieuses sur les habitudes alimentaires de l’ensemble de la population remontent à l’Enquête de Santé menée par Sciensano en 2018. Les résultats sont implacables. Il en ressort par exemple que seulement 34% des jeunes de 15 à 24 ans mangent au moins deux portions de légumes par jour1. Pour 15% de cette tranche d’âge, des légumes sont au menu moins de quatre fois par semaine. C’est à cette période de la vie que la consommation de légumes est la moins régulière.
Les 15-24 ans correspondent aussi à la population qui mange le moins de fruits : seul·es 46% en prennent quotidiennement. Ils et elles sont en revanche la catégorie qui boit le plus de sodas sucrés. Près de 30% en consomment tous les jours (sans compter les boissons sans sucre remplies d’édulcorants). Parallèlement, à peine 40% boivent au moins un litre d’eau quotidiennement.
Une étude menée en 2022 par l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université libre de Bruxelles (ULB) confirme ces mauvaises tendances. Les habitudes alimentaires d’un panel de 3.000 étudiant·es ont été mesurées à l’aide d’un outil qui permet de leur attribuer un score allant de 0 à 100, 100 étant synonyme d’une alimentation en parfaite adéquation avec les recommandations nutritionnelles. Le score moyen ne dépassait pas 48,5.
Vous voulez lire la suite ?
Abonnez-vous pour poursuivre votre lecture et accéder à nos articles et numéros. Votre abonnement finance un journalisme combatif et fertile. Déjà abonné·e ? Connectez-vous plus bas.
Avec cette formule à 60 €, nous voulons que l’abonnement à la revue reste accessible au plus grand nombre. Mêmes avantages, mais vous soutenez Tchak selon vos moyens. Choisissez librement. Aucun justificatif n’est demandé.
- 4 numéros papier par an
- Accès à la liseuse en ligne
- Tous les articles et archives en ligne
- Possibilité de commenter les articles
C’est le tarif de référence de notre abonnement à la revue. Il contribue à l’équilibre économique de Tchak, soutient notre travail journalistique et nous aide à continuer à proposer un abonnement à prix réduit, pour les budgets plus serrés.
- 4 numéros papier par an
- Accès à la liseuse en ligne
- Tous les articles et archives en ligne
- Possibilité de commenter les articles
Vous préférez lire Tchak uniquement en ligne ? Cette formule d'abonnement permet de soutenir notre travail journalistique avec un tarif adapté au numérique. Celui-ci tient compte de l’absence des coûts liés à l’impression et à l’envoi de quatre numéros.
- 4 numéros en ligne par an
- Accès à la liseuse en ligne
- Tous les articles et archives en ligne
- Possibilité de commenter les articles
Déjà abonné·e ? Connectez-vous
Utilisez l’adresse e-mail associée à votre abonnement pour poursuivre votre lecture.