Des mois à se demander comment sera son visage, sa voix, ses mimiques. Les futurs parents ont la tête remplie de questions. Après l’accouchement, ils et elles s’en posent encore plus. Sa nourriture, son sommeil, les premiers soins. Tout est inédit.

Les entreprises de laits artificiels savent bien qu’accueillir un enfant est un saut dans l’inconnu. Alors elles sont là pour accompagner. Et pour présenter des solutions au moindre souci.

Leur première publicité, ce sont les boîtes de lait elles-mêmes. Nan et Nutrilon, les marques de Nestlé et Danone qui dominent le marché du Benelux, ont développé des gammes qui ne cessent de s’étendre. Aux côtés des laits de base pour chaque âge et des versions « premium » présentées comme plus avancées scientifiquement, on trouve dans leurs catalogues des laits pour bébés dénutris, allergiques, qui régurgitent, qui ont des coliques, et même pour bébés « gourmands » ou encore « en relais de l’allaitement ».

Comme partout dans l’Union européenne, les étiquettes doivent rappeler la supériorité du lait maternel et ne peuvent jamais faire croire qu’un lait artificiel va guérir un problème de santé. Mais si un lait est conçu pour un problème particulier, l’emballage peut tout de même mentionner le trouble en question. Or, « scientifiquement, certaines mentions acceptées de longue date posent question. Une colique, par exemple, est une notion assez floue. C’est plutôt pour rassurer les parents », relève Els Heyvaert, la spécialiste de la législation sur les laits infantiles du SPF Santé.