Sandrine Dagniau, vous êtes cheffe de cuisine et patronne du restaurant Rosalie. Depuis 8 ans, vous y proposez des repas à base de produits bio du circuit court. Avez-vous l’impression d’être un ovni dans le secteur Horeca ?

De moins en moins. Dans une petite ville comme Gembloux, peut-être, mais dans une ville comme Namur, on trouve de plus en plus de restaurants qui ont les mêmes valeurs que nous. Avec une cuisine peut-être plus gastronomique. C’est vrai qu’on reste un peu un ovni dans le sens où on utilise de très très bons produits, mais on essaye de garder des prix relativement accessibles. Je dis « relativement » parce que, malheureusement, on a quand même dû pas mal augmenter nos prix au fil des années. Mais on ne se voit pas demander plus de 25 euros pour un plat. On a envie de garder un côté détendu et accessible.