Sauvée, la chaîne de restos « natural, fresh and ready » ! Après avoir accumulé les dettes et frôlé la faillite, Exki est parvenue fin janvier à lever 15 millions d’euros pour se préparer « à une nouvelle ère de croissance et d’innovation », selon les termes de son communiqué de presse. Une somme qui s’ajoute au prêt de 12,5 millions d’euros que les Régions wallonne et bruxelloise lui ont accordé en 2022 pour atténuer les effets du Covid, qu’elle a subis de plein fouet.

Depuis quelques mois, le groupe belge a même renoué avec la rentabilité, s’est félicité Stan Monheim, devenu CEO en mars 2023 à la place de Frédéric Rouvez, l’un des trois fondateurs. Avant d’assurer : « Je suis convaincu qu’Exki possède désormais tous les atouts pour atteindre une croissance durable ».

Avec quels impacts sur l’offre et la politique de durabilité de l’entreprise ? Au moment de la rédaction de cet article, début février, quasi rien n’avait filtré à ce sujet. Et la direction a refusé de répondre aux questions de Tchak : « Nous préférons attendre que le plan de relance soit prêt pour fournir davantage d’informations », a justifié une porte-parole.

Plusieurs indices laissent cependant penser que les valeurs d’Exki, devenues déjà assez floues, ne sortiront pas renforcées de ce processus de relance. On y reviendra. Auparavant, il faut souligner combien, lors de l’ouverture de son premier établissement, en 2001 à Ixelles, la chaîne dont l’emblème est une carotte fut pionnière. Entre les sandwichs jambon-beurre et les hamburgers, l’offre alimentaire pour gens pressés était bien plus réduite qu’aujourd’hui.