Trois maladies professionnelles liées aux pesticides sont reconnues en France, aucune en Belgique. Un même risque, deux traitements. Une enquête de Laurence Grun et Pierre Vanneste auprès de victimes invisibilisées. Et sur un accès au droit entravé par de multiples freins et verrous.
Agriculteurs, ouvriers, jardiniers, agents d’entretiens des voies, menuisiers… L’exposition professionnelle aux pesticides touche des métiers insoupçonnés. Et pas besoin de pulvériser : sols, poussières, bois ou cultures traitées sont aussi des voies d’expositions des travailleur·euses.
Retrouvez ici tous les articles en ligne de cette investigation publiée dans le 27e numéro de Tchak (automne 26).
Pesticides : ces malades que la Belgique refuse de voir
Pesticides, ces malades que la Belgique refuse de voir… L’enquête en couverture du 27e numéro de Tchak. Elle est signée par Laurence Grun et Pierre Vanneste, auteur·es, journalistes et documentaristes au sein du collectif Nuit Noire Production (*). Dans ce préambule, tous deux expliquent la portée de leur travail.
Trois chapitres
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En France, une reconnaissance arrachée pour les victimesEn France, une reconnaissance arrachée pour les victimesEn France, trois pathologies sont aujourd’hui reconnues comme maladies professionnelles liées aux pesticides. Une reconnaissance arrachée par des associations de victimes, des agriculteurs et des salariés agricoles. Retour sur ce combat qui ouvre la voie.
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En Belgique, des malades silenciésEn Belgique, des malades silenciésAlors que plusieurs pays reconnaissent certaines maladies professionnelles liées aux pesticides, la Belgique, elle, reste à la traîne. Derrière ce vide juridique, des malades isolés, des indices ignorés et des dossiers rejetés. Rencontre avec celles et ceux pour qui la reconnaissance reste hors de portée.
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Une procédure trop lourde pour les victimesUne procédure trop lourde pour les victimesCharge de la preuve inversée, exigence d’une molécule précisément identifiée, indépendants exclus d’office : en Belgique, chaque étape du système de reconnaissance des maladies professionnelles est un obstacle pour les travailleurs. Et les rares demandes liées à une exposition aux pesticides ont toutes été rejetées.
Les coulisses
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« On s’est vite rendu compte que cette question dépassait largement l’agriculture »« On s’est vite rendu compte que cette question dépassait largement l’agriculture »Pendant plusieurs mois, Laurence Grun et Pierre Vanneste ont enquêté sur les maladies professionnelles liées aux pesticides en Belgique. Trouver les témoins, documenter les expositions, recouper les infos, faire des choix : ils nous racontent les coulisses de leur travail.
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Pour aller plus loin : les liens vers les articles scientifiquesPour aller plus loin : les liens vers les articles scientifiquesL’enquête « Pesticides : ces malades que la Belgique refuse de voir » s’appuie sur de nombreux travaux scientifiques. Laurence Grun et Pierre Vanneste, les deux journalistes qui la signent, ont rassemblé ici les articles et documents scientifiques consultés dans le cadre de leurs recherches.
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Notre appel à témoignages continueNotre appel à témoignages continueCancers, maladie de Parkinson, troubles neurologiques : les liens entre pesticides et certaines pathologies sont de mieux en mieux documentés. Pourtant, aucune n’est reconnue comme maladie professionnelle en Belgique. Après la publication de notre enquête, notre appel à témoins continue.
Remerciements
Nous remercions les acteurs qui ont accepté de publier nos appels à témoignage ou qui ont servi de relais auprès de leurs membres : PreventAgri, Fugea, Fédération wallonne de l’Agriculture (FWA), Union des agricultrices wallonnes (UAW), CSC, FGTB, Mutualité chrétienne, Boeren op een kruispunt, Vlaamse Parkinson Liga, ASBL Aidants Proches Bruxelles, Chimères ASBL, Giscop 84, Giscop 93, Phyto-Victimes, Collectif des victimes des pesticides de l’ouest, Victimes des Pesticides du Québec.
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