Bioingénieurs: appel à témoins

Bio ingénieur·e·s :

à quoi rêve la nouvelle génération ?

Vous êtes étudiant·e·s bioingénieur·e·s ou en agroécologie, futurs diplômé·e·s, fraîchement diplômé·e·s ou diplômé·e·s depuis longtemps mais ayant suivi un parcours hors des clous depuis la fin de vos études ? 

Tchak – La revue paysanne et citoyenne lance un appel à témoins

Quelles sont vos aspirations, vos motivations par rapport au monde de demain ? Quel regard portez-vous sur votre cursus ? Vos cours répondent-ils à vos attentes ? Donnez-nous vos avis, racontez-nous vos espoirs, expliquez-nous vos désillusions.

Notre objectif: créer un espace de paroles et identifier, ensemble, des thématiques à creuser, des changements à impulser. Ces témoignages et ces décryptages seront publiés sur notre site, nos réseaux et notre revue d’ici à l’automne.  

Merci pour votre participation et vos partages !

Le contexte

Vous l’avez sûrement vue passer, cette vidéo d’étudiant·e·s d’AgroParisTech qui ont appelé, en pleine remise de diplôme, à déserter les jobs destructeurs en agronomie. Ensemble, ils ont créé le collectif « Des agros qui bifurquent » pour dénoncer les dérives du système agricole productiviste et mondialisé.

Ces jeunes refusent de « trafiquer en labo des plantes pour des multinationales qui renforcent l’asservissement des agricultrices et des agriculteurs », « concevoir des plats préparés et ensuite des chimiothérapies pour soigner les maladies causées », « inventer des labels « bonne conscience » pour permettre aux cadres de se croire héroïque en mangeant mieux que les autres ».

Renonçant à occuper des postes bien payés et valorisés socialement, certains ont même épousé des trajectoires de vie parfois précaires, mais qui correspondent à leurs convictions et à l’idée qu’ils se font d’un monde vivable.

L’engagement de cette jeune génération qui veut mettre ses connaissances et ses compétences techniques au service de la biodiversité, du climat et de justice sociale nous dit que quelque chose est en train de changer.

Extraits

Il est nécessaire de faire évoluer le monde universitaire plus rapidement pour qu’il soit plus ambitieux dans ses recherches, moins conventionnel. Un tournant clair et radical vers l’agroécologie dans la recherche doit absolument être effectué. »

Mon cursus était diversifié comme je l’attendais, même si donné dans une université où on apprend encore en 2022 aux élèves bioingénieurs que le sol est un substrat inerte auquel il faut tout rajouter pour qu’il fonctionne : engrais, vie, chimie. »

Le cursus bioingénieur est très complet sur l’aspect sciences-naturelles mais il manque, selon moi, beaucoup de sciences humaines et d’esprit critique pour réellement pouvoir décrire et comprendre certains enjeux dans leur globalité. »