En Belgique, plus de 90% de la population mange trop de charcuteries et la moitié mange trop de viande rouge non transformée par rapport aux recommandations nutritionnelles [1]. Limiter les protéines animales dans les assiettes, c’est donc un défi de santé publique. C’est aussi un moyen d’en réduire l’impact carbone, de contribuer à la diminution des élevages industriels contraires au bien-être animal et, point non négligeable, de faire des économies.

Pour les cuisines de collectivité (cantines d’hôpitaux, d’entreprises, d’écoles, etc.) qui veulent s’engager en faveur d’une alimentation plus durable, la végétalisation des menus est incontournable. C’est l’une des rares façons de dégager de l’argent pour acheter des ingrédients plus qualitatifs. En ce compris d’ailleurs de la viande, les jours où elle reste au menu. Mais dès qu’il est question de repas végétariens, certain·es se braquent.