Travailleurs saisonniers agricoles
© Belga

Tchak! – Le numéro 6 (été 2021) en vente à partir du 25 juin

Le 6° numéro de Tchak ! – La revue paysanne et citoyenne qui tranche (été 2021) est en vente à partir du vendredi 25 juin (*). 

À la Une, notre enquête Travailleurs saisonniers agricoles : ces forçats qu’on ne veut pas voir.

En voici les éléments clés :

  • Insultes, arnaques, quasi-séquestration… Cela se passe dans certaines serres flamandes, dans certains champs wallons. En témoignent les travailleurs saisonniers agricoles rencontrés par Tchak! : Simion, un Roumain sous la coupe d’un intermédiaire mafieux ; Sidy, un demandeur d’asile aux prises avec un fruiticulteur hystérique ; Ula, à qui on a interdit de rentrer en Pologne si elle voulait être payée ; Natalia, testée positive au Covid et qui s’endette ici ; Célestin, sans-papiers qui n’a pas le droit de s’arrêter pour boire, etc.
  • Combien sont-ils à être confrontés à ces conditions de travail lamentables ? Avec l’aide de spécialistes, Tchak! s’est penché sur les chiffres – assez rares – et a pu retracer la courbe : le nombre de travailleurs saisonniers a doublé en 20 ans, passant d’environ 33.000 paires de bras saisonnières, dont une majorité de Belges, à près de 67.000, dont 75% de résidents étrangers, le tout sur fond l’agro-industrie exportatrice. Inquiets, les syndicats craignent un glissement du travail régulier vers le travail saisonnier. 
  • Difficile de sortir d’un engrenage enclenché avec la bénédiction des États, bien décidés de « mener la concurrence commerciale sur le dos de la main-d’œuvre », analyse la sociologue française Swanie Potot. Qui prévient : tant que le travail sera façonné pour n’attirer que des migrants vulnérables, il ne faudra pas s’étonner que les règles soient bafouées. Même en Belgique.

Au sommaire, aussi, de ce sixième numéro de Tchak! :

Et encore : 15 pages sur l’actualité des régions en matière de nouveaux producteurs et d’artisans-transformateurs, de créations de magasins coopératifs ou à la ferme, de luttes paysannes, etc.

La revue Tchak! s’adresse aux producteurs, aux artisans-transformateurs, aux consommateurs. Elle parle d’agriculture paysanne et des nouveaux modèles de production, de distribution et de consommation. Elle questionne les pratiques de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Elle adhère au code de déontologie de l’Association des journalistes professionnels. 

(*) Tchak! – La revue paysanne et citoyenne qui tranche est disponible via abonnement (56€ pour quatre numéros) ou via vente au numéro (16 €) dans le réseau des librairies indépendantes.  Toutes les infos ici.

Partenariat

Collectif