Le 25e numéro de Tchak (printemps 2026) est en vente. En couverture : notre dossier sur la dermatose nodulaire contagieuse. Deux parties dans ce dossier.
(Mis à jour le 13/04/26)
- Partie 1. Après sa progression hivernale en France, la Belgique se prépare à une possible arrivée de la maladie. En cas de foyer, l’abattage total du troupeau est imposé. Une perspective qui suscite colère et peur de tout perdre chez certain·es éleveur·ses.
- Partie 2. Le monde de l’élevage est aux premières loges de la multiplication sur le sol européen de maladies violentes et parfois inédites. Une menace croissante au regard du contexte mondial mêlant changements climatiques et accroissement des flux de transports.
En quoi ce sujet est-il intéressant pour vous, lecteurs et lectrices?
Réduire ce dossier à une crise sanitaire qui ne regarde que les éleveurs et les éleveuses, ce serait passer à côté de l’essentiel. Ce qui se joue aujourd’hui dans les élevages pose question sur notre autonomie alimentaire :
- Un vaccin existe contre la Dermatose nodulaire contagieuse. Mais l’Union européenne interdit son usage préventif pour ne pas bloquer les exportations. Résultat : au moindre doute, on tue des troupeaux entiers, plutôt que de vacciner et de perdre temporairement un marché international. Comme le dit Luc Hollands, éleveur aux Fourons : « On connaît l’origine du problème, le libre-échange, mais ce n’est jamais remis en question. C’est à devenir fou. »
- La Dermatose nodulaire contagieuse n’est qu’un avant-goût. Comme le prévient Hélène Gérard, du SPF Santé publique : « Les maladies vectorielles sont amenées à exploser dans le futur, y compris certaines qui ne se sont jamais déclarées dans nos territoires. » Réchauffement climatique + explosion des transports internationaux d’animaux = un terrain idéal pour des virus exotiques.
Au final, notre dossier pose la question d’un choix de société. Face à ces constats, quel(s) modèle(s) d’agriculture et d’alimentation voulons-nous, collectivement, privilégier ?

Un reportage dessiné
Au sommaire, aussi, une première pour Tchak. Des étudiant·es en agroécologie (ULB) ont enfilé leurs bottes pour arpenter une ferme bio à Fourons. Marjolein Visser, leur professeure, et Jeroen Janssen, dessinateur qui les a accompagné·es, racontent cette immersion dans… un reportage dessiné. Leur objectif : rendre des sujets complexes d’agroécologie accessibles au-delà du cercle scientifique.

Dans ce nouveau numéro, encore de nombreux autres sujets.















