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Agrocarburants / biocarburants : un remède pire que le mal !

La guerre en Ukraine et les tensions qui l’accompagnent sur les marchés de l’énergie et des matières agricoles ont ravivé les débats autour des agrocarburants / biocarburants produits à partir de matières agricoles. Des expert·e·s et la société civile dénoncent leurs impacts négatifs depuis longtemps, y compris en Belgique. Mais ils se heurtent aux lobbies industriels.

Regard | Manuel Eggen, chargé de recherche et plaidoyer chez FIAN Belgique

La guerre en Ukraine a accentué les tensions sur les marchés des matières premières agricoles, déjà en forte hausse ces dernières années. Les prix de plusieurs denrées de base ont connu une nouvelle envolée depuis le début de la guerre, menaçant la sécurité alimentaire des plus pauvres et faisant craindre des ruptures d’approvisionnement dans les pays fortement dépendants des importations de la Russie et de l’Ukraine.

Dans ce contexte de crise alimentaire, continuer à brûler de la nourriture dans nos voitures paraît plus que jamais indécent. De nombreux expert·e·s et organisations de la société civile demandent ainsi d’accélérer la sortie des agrocarburants, y compris en Belgique où une coalition d’organisations de la société civile, dont FIAN fait partie, demande de mettre fin aux mesures de soutien public aux agrocarburants.

De la nourriture dans votre voiture

La principale mesure de soutien public est l’obligation de mélange. Peu de gens en sont conscients mais lorsque vous faites votre plein d’essence, les pétroliers sont obligés de mélanger un pourcentage minimum d’agrocarburants à l’essence ou au diesel. Que vous le vouliez ou non, vous roulez donc avec de la nourriture dans votre voiture.

Face aux critiques montantes de la société civile, les législateurs belge et européen ont commencé à prendre certaines mesures. L’Union européenne a instauré certains critères de « durabilité » des agrocarburants et elle a fixé une limite de maximum 7% d’agrocarburants de première génération (c’est-à-dire produits à partir de matières premières agricoles) qui peuvent être utilisés pour remplacer les carburants fossiles. À l’heure actuelle, la Belgique utilise ce quota maximum de 7% et elle prévoit toujours de le faire dans les années à venir, comme cela est inscrit dans son actuel Plan national énergie-climat (PNEC pour les intimes). La Belgique s’est donc jusqu’ici montrée peu réceptive aux critiques de la société civile.

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La ministre du Climat et de l’environnement, Zakia Khattabi (Écolo), a toutefois pris une première mesure en annonçant l’interdiction des agrocarburants produits à partir des huiles de palme et de soja, considérés comme ayant le plus mauvais bilan environnemental. L’interdiction devrait prendre effet à partir du 1er janvier 2023 pour l’huile de palme et du 1er juillet 2023 pour l’huile de soja.

Cette mesure a été saluée comme un pas en avant par les organisations de la coalition belge[1]. Mais elle reste totalement insuffisante, voire même absurde si elle n’est pas accompagnée d’une réduction progressive des autres agrocarburants de première génération. En effet, si les huiles de palme et de soja sont interdites, les producteurs vont se tourner davantage vers d’autres huiles, comme le colza ou le tournesol. Et par effet de vases communicants, on risque de retrouver davantage d’huile de palme et de soja dans… notre alimentation. Une catastrophe en termes de santé publique.

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Blocages industriels et politiques

Pour aller plus loin, le PTB a déposé une proposition de loi au Parlement fédéral, en mai 2021. La proposition visait à mettre fin à l’utilisation des agrocarburants à partir de matières agricoles dès le 1er janvier 2022. Parallèlement, la ministre de l’Énergie, Tinne Van Der Straeten (Groen), a présenté un projet de loi au gouvernement, qui prévoyait une suppression progressive de l’obligation de mélange d’ici 2030. Enfin des propositions à la hauteur des enjeux ! Mais la proposition du PTB a été balayée d’un revers de la main par la majorité. Tandis que le projet de loi de Tinne Van der Straeten est resté bloqué au niveau du gouvernement. D’après nos informations, cela serait dû aux réticences des partis libéraux (MR et Open-Vld) et du CD&V, prêtant une oreille attentive aux objections des lobbies du secteur.

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, deux députées Écolo-Groen, Séverine De Laveleye et Kim Byust, ont tenté de remettre le couvert. Début avril, elles ont annoncé le dépôt d’une nouvelle proposition de loi au Parlement[2]. Les Verts ont donc choisi de passer par la voie parlementaire cette fois-ci pour contourner le blocage politique au niveau du gouvernement.

La proposition vise tout d’abord à mettre un moratoire immédiat à l’obligation de mélange des agrocarburants tant que la guerre sévit et que les tensions sur les marchés alimentaires perdurent. Et elle prévoit, en outre, une sortie des agrocarburants de première génération pour l’agrodiesel (en 2025) et pour l’agroéthanol (en 2030).

La proposition de loi a suscité un véritable tollé auprès des entreprises et des lobbies du secteur qui ont réagi publiquement. Dans un article publié dans De Tijd le 6 avril[3], ils n’ont pas hésité à qualifier la proposition de loi de « simpliste » et de « populiste ». Pour les industriels, la proposition de loi témoigne d’un « manque total de connaissance ». Un lynchage public assez sévère qui mérite qu’on s’attarde quelque peu sur leurs arguments.

Impacts sur la sécurité alimentaire et les droits humains

Selon l’industrie, qui réagit par l’intermédiaire de son lobby du Belgian Biodiesel Board, c’est tout simplement « faux de dire que la production de biodiesel contribue au problème de la faim »[4].

Ce n’est pourtant pas l’avis de nombreux expert·e·s de droits humains. En utilisant des terres agricoles et en détournant des denrées alimentaires ou destinées à l’alimentation du bétail, de nombreux rapports ont démontré que les agrocarburants contribuaient à accentuer la pression et la volatilité des prix sur les marchés alimentaires[5]. Ce fut particulièrement le cas lors des crises alimentaires de 2008 et 2011. Les agrocarburants avaient alors fortement accentué l’envolée des cours sur les marchés mondiaux. Une situation qui risque de se reproduire dans le contexte actuel.

Jean Ziegler, ancien Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, bien connu pour son franc-parlé, n’avait pas hésité à déclarer que « brûler des cultures vivrières pour produire des biocarburants [était] un crime contre l’humanité »[6].

Son successeur, Olivier De Schutter, connu pour son tempérament plus modéré, a également régulièrement interpellé les États pour mettre fin aux politiques de soutien aux agrocarburants. En 2013, il rédigea une note politique demandant expressément à l’UE et aux États membres d’abandonner les objectifs contraignants en matière d’énergie renouvelable dans les transports étant donné les « impacts négatifs considérables que cette politique a sur la jouissance du droit à l’alimentation dans un nombre de pays en développement »[7]. Une recommandation qui sera répétée quelques années plus tard, par sa successeure, Hilal Elver, dans son rapport sur le droit à l’alimentation et les changements climatiques[8] et par le Rapporteur spécial sur le droit à un environnement sain, David Boyd[9].

Enfin, plus récemment, dans une note sur les impacts du conflit militaire en Ukraine, le Panel d’experts de haut niveau du Comité pour la sécurité alimentaire mondiale a formulé une série de recommandations aux États pour limiter les impacts de la crise sur la sécurité alimentaire mondiale et la nutrition. Parmi les principales recommandations à court terme, les experts demandent aux États de considérer un moratoire sur les biocarburants[10].

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Impact sur le climat et la biodiversité

Quand bien même les expert·e·s de droits humains auraient raison, le principal argument de l’industrie est que « les biocarburants restent nécessaires dans la lutte contre le changement climatique ». C’est en effet la raison pour laquelle ils ont été remis au goût du jour. En principe, les agrocarburants présentent un bilan carbone meilleur que les énergies fossiles puisque les émissions de CO2 relâchées lors de la combustion ont été préalablement absorbées lors de la croissance des cultures, par l’effet de la photosynthèse.

Mais assez rapidement, plusieurs analyses sont venues remettre en cause cet argument climatique en prenant en compte l’ensemble du cycle de vie des agrocarburants. Le bilan climatique se détériore nettement si on comptabilise les besoins énergétiques nécessaires pour leur production et surtout si on tient compte de l’effet de « changement d’affectation des sols indirect » (Indirect Land Use Change – ILUC en anglais).

Explications : lorsque l’on remplace une culture vivrière par des agrocarburants, la culture vivrière va se déplacer autre part et va, par effet indirect, augmenter les surfaces cultivées. Or, le labour et la culture de nouvelles terres vont provoquer des émissions supplémentaires. Et ces émissions seront encore nettement plus importantes si les nouvelles cultures sont responsables de déforestation ou de dégradation de terres à haute teneur en carbone. Sur base d’un rapport commandité par la Commission européenne, l’ONG Transport & Environnement a calculé le bilan carbone des agrocarburants produits à partir de différentes matières agricoles. Il en ressort que la plupart des agrocarburants, particulièrement les agrodiesels, ont un bilan climatique parfois deux à trois fois plus élevé que les énergies fossiles (voir schéma).

En outre, les agrocarburants ont d’autres impacts environnementaux. Ils sont souvent produits à partir de cultures intensives, qui utilisent beaucoup d’intrants chimiques, épuisent les sols et polluent les cours d’eau. Dans un rapport conjoint du GIEC et du IPBES (l’équivalent du GIEC pour la biodiversité) les deux groupes d’experts affirment que « la plantation de cultures bioénergétiques (…) en monocultures sur une très grande partie de la superficie totale des terres est préjudiciable aux écosystèmes, réduit l’offre de nombreuses autres contributions de la nature aux populations et entrave la réalisation de nombreux objectifs de développement durable »[11].

Oui mais pas chez nous

Selon les industriels belges, les problèmes environnementaux doivent être relativisés pour notre pays. Ils affirment en effet que : « le biocarburant qui est produit et utilisé dans notre pays est écologiquement sain ». Les industriels mettent particulièrement en avant l’approvisionnement en matières locales. Le CEO d’Alco group (producteur d’agroéthanol à Gand) affirme qu’ils utilisent du maïs destiné à la production d’aliments pour bétail, qui provient exclusivement d’Europe. Même son de cloche du côté de Biowanze, principal producteur en Région wallonne, qui met en avant, sur son site web, l’approvisionnement sur base de matières premières exclusivement locales[12].

Ces affirmations sont pourtant trompeuses car elles ne reflètent pas la réalité du marché belge. En effet, sur base des données officielles du SPF Économie, la coalition d’organisations belges a pu calculer que plus de 58% des matières premières utilisées pour les agrocarburants consommés en Belgique étaient importées de pays hors de l’Union européenne (chiffres 2020)[13]. Il s’agit en particulier de l’huile de palme, de l’huile de soja, ou de cannes à sucre produites dans des pays largement touchés par la déforestation (Indonésie, Malaisie, Brésil, Argentine, etc.). Il est donc faux d’affirmer que les agrocarburants consommés en Belgique sont écologiquement sains.

Par ailleurs, l’approvisionnement local n’est pas forcément gage de respect de l’environnement. Loin s’en faut. Surtout, comme on l’a déjà dit, que les agrocarburants viennent généralement de cultures intensives. Les consommateurs seront en effet moins regardant sur la qualité des matières agricoles qu’ils mettent dans leur réservoir que dans leur assiette. On est décidément loin des ‘bio’carburants.

Impact sur le portefeuille

Dernier argument fallacieux de l’industrie : le prix ! « Nous avons également contribué à stabiliser les prix des carburants à la pompe ces dernières années, car le prix du bioéthanol fluctue beaucoup moins que celui de l’essence fossile », déclare le représentant de l’Association belge de bioéthanol.

Un argument massue dans le contexte de la hausse des prix de l’énergie. Mais un argument qu’il fallait oser sortir sans sourciller. Car si le prix des agrocarburants fluctue peut-être moins que celui des carburants fossiles (nous n’avons pas vérifié cette affirmation), il est par contre beaucoup plus cher pour le consommateur ! Un élément qui est d’ailleurs confirmé par la Fédération pétrolière belge (devenue Energia) : « [Le] coût de production [des biocarburants] est plus élevé car ils sont complexes à fabriquer. Par exemple, le biodiesel FAME est trois fois plus cher que le diesel brut conventionnel »[14]. Au total, l’organisation environnementale IEW évalue le surcoût des agrocarburants pour le consommateur à plus d’un milliard d’euros[15]. Au final, il semble donc que tout le monde soit floué.

Il n’y a pas de solution miracle

Ce petit tour d’horizon des enjeux et des problèmes liés au développement des agrocarburants permet d’illustrer qu’il n’y a pas de solution miracle à la crise climatique et environnementale. Il faut éviter de foncer tête baissée dans des solutions technologiques présentées comme la panacée par quelques gourous industriels, si ingénieux soient-ils. Au final, le remède présenté risque d’être pire que le mal et d’avoir des conséquences désastreuses sur l’environnement et les droits humains. Et une fois que les technologies sont mises en place, et que des intérêts industriels en dépendent, il est très difficile de faire marche arrière.

Agrocarburants – biocarburants : quésako ?

Les agrocarburants sont des carburants qui peuvent être produits à partir de la biomasse (c’est-à-dire toute matière organique pouvant être transformée en énergie). Pour cette raison, certains les appellent « bio-carburants ». Toutefois, la grande majorité des biocarburants étant, jusqu’à aujourd’hui, produits à partir de matières premières agricoles, nous préférons parler d’agrocarburants, pour éviter la confusion avec le terme « bio ».

On distingue deux filières de production. La filière de l’agrodiesel, qui utilise principalement des huiles végétales (huile de palme, colza, soja, tournesol, etc.) et la filière de l’agroéthanol (mélangé à l’essence), qui utilise des matières agricoles contenant du sucre ou de l’amidon (canne à sucre, maïs, betteraves, blé, etc.).

Les agrocarburants ne sont pas une invention récente. Ils ont été utilisés dès les débuts de l’industrie automobile. Nikolaus Otto, inventeur du moteur à combustion interne, avait conçu celui-ci pour fonctionner avec de l’éthanol. Rudolf Diesel, inventeur du moteur du même nom, faisait tourner ses machines à l’huile d’arachide. 

Par la suite l’abondance de pétrole à bas prix sur les marchés internationaux ont rendu les agrocarburants peu attractifs. Ce n’est que depuis le début des années 2000 que les agrocarburants ont à nouveau suscité de l’intérêt, suite à la prise de conscience de la nécessité de trouver des alternatives aux carburants fossiles. 

Les agrocarburants étaient présentés comme la nouvelle panacée, qui allait permettre de produire des énergies renouvelables, tout en luttant contre le dérèglement climatique. Ces raisons ont motivé des soutiens publics massifs aux filières d’agrocarburants, particulièrement aux USA et en Europe.

[1]      FIAN et al., « La Belgique retire l’huile de palme et le soja des réservoirs de nos voitures – réaction des ONG », Communiqué de presse, 13 avril 2021. http://www.fian.be/NoFoodInMyTank-1534?lang=fr.

[2]      https://severinedelaveleye.ecolo.be/2022/04/06/il-faut-mettre-fin-a-lutilisation-des-agrocarburants-de-premiere-generation/.

[3]      W. De Preter et P. Lambrecht, « Ban op biobrandstof helpt honger de wereld niet uit », De Tijd, 6 avril 2022. https://www.tijd.be/ondernemen/milieu-energie/ban-op-biobrandstof-helpt-honger-de-wereld-niet-uit/10379009.html.

[4]      Sauf mentionné autrement, les déclarations viennent de l’article de De Tijd précité (traduction du texte néerlandais réalisée avec Deepl).

[5]      HLPE (2013), « Agrocarburants et sécurité alimentaire », Rapport du Groupe d’experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition, Comité de la sécurité alimentaire mondiale, Rome.

[6]      Jean Ziegler, « Burning food crops to produce biofuels is a crime against humanity », The Guardian, 26 novembre 2013. https://www.theguardian.com/global-development/poverty-matters/2013/nov/26/burning-food-crops-biofuels-crime-humanity.

[7]      O. De Schutter, « Note on the Impacts of the EU Biofuels Policy on the Right to Food », Statement based on letter sent to EU institutions on 16 April 2013. http://www.srfood.org/images/stories/pdf/otherdocuments/20130423_biofuelsstatement_en.pdf.

[8]      H. Elver (2015), « The impact of climate change on the right to food », [A/70/287], §89, c).

[9]      D. Boyd (2019), « Rapport sur le droit à un climat vivable », [A/74/161], §80, f).

[10]    HLPE (2022), « The impacts on global food security and nutrition of the military conflict in Ukraine », Briefing note, 14 avril 2022. https://www.fao.org/fileadmin/templates/cfs/Docs2122/Bur/220429/Impacts_of_the_military_conflict_in_Ukraine_on_global_FSN___HLPE_briefing_note___2022-04-14.pdf.

[11]    IPCC & IPBES (2021), « Biodiversity and Climate Change », Co-sponsored workshop on Biodiversity and Climate Change. DOI:10.5281/zenodo.4782538.

[12]    https://www.biowanze.be/fr/Grondstoffen/.

[13]    FIAN et al. (2022), « Évaluation de la politique belge d’incorporation d’agrocarburants », Briefing n°4, mars 2022. http://www.fian.be/IMG/pdf/pub_2022-03_evaluation_de_la_politique_belge_d_incorporation_d_agrocarburants_no_4.pdf.

[14]    Fl. Olagnier, « Pourquoi les tarifs de l’essence et du diesel ne cessent d’augmenter », La Libre Belgique, 24 janvier 2022. https://www.lalibre.be/economie/conjoncture/2022/01/24/pourquoi-les-tarifs-de-lessence-et-du-diesel-ne-cessent-daugmenter-7TIEUHX7MZGNPPJEK76J2R7TXM/.

[15]    IEW (à paraître), « Un milliard de surcoût à la pompe pour financer les biocarburants », Briefing.


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