En Wallonie comme ailleurs, le sanglier occasionne de plus en plus de dégâts dans les champs et dans les prairies. Au point d’exaspérer certain·es agriculteur·ices, qui peinent parfois à se faire indemniser par les chasseurs, pourtant tenus responsables. Au cœur des tensions : la gestion de l’espèce, en surnombre, fait planer la menace du retour de la peste porcine africaine.
Claire Lengrand, journaliste
Jeanne Fourneau, photographe
Ce dossier a été publié dans le numéro 22 de Tchak (été 2025). Vous allez pouvoir le lire en accès libre. En échange, on vous demande juste de lire le petit message tout en bas.
« Les sangliers, il y a vingt ans, ça restait exceptionnel. Maintenant, on en croise même en journée », relate Jean-Jacques, qui élève des vaches laitières avec Anne, son épouse, à la frontière hesbignonne[1].
L’hiver, des mâles solitaires quittent parfois les bois alentours pour s’aventurer sur leurs prairies et cultures. « On peut être tranquilles pendant 3 mois et d’un coup, on voit que ça bouge, que ça fourrage. »
Ces passages occasionnels peuvent avoir de lourdes conséquences : « L’année passée, on avait une magnifique orge d’hiver et un mois avant la récolte, les sangliers sont venus s’en mêler, souffle l’agriculteur. C’était l’enfer, un trou tous les 20 mètres. On a dû perdre deux tonnes de céréales. »
En 2021, le couple a même cessé de cultiver du maïs pour nourrir son bétail, à cause, cette fois, des corneilles qui mangeaient les semis, en plus des sangliers qui venaient les piétiner. Depuis, ils l’achètent en balles. Du travail en moins, mais un budget en plus, « de l’ordre de 40 à 50 000 euros chaque année. »
Autre région, même phénomène. « Des dégâts, j’en ai chaque année », constate Nicolas André au milieu de ses prairies parsemées de trous. L’éleveur bovin, dont la ferme familiale est située à Manhay, dans les Ardennes, est habitué aux incursions du sanglier, qui vient en bande gratter sa terre afin de dégoter des vers. Les animaux surgissent de la forêt attenante, d’où sortent également cerfs, biches et blaireaux.
Nicolas remarque néanmoins un changement dans leur comportement : « En été, quand je vais chercher les vaches à 5 heures du matin, les sangliers sont dans le pré, à 20 mètres de moi, sans bouger. Idem avec les biches, elles n’ont plus peur. » En cause selon lui : l’évolution des pratiques de chasse, qui ne remplit plus son rôle de régulation : « Plus ça avance, moins on a de vieux chasseurs et plus ça s’empire. Cela devient du business. »
Le sanglier est-il devenu la plaie des agriculteur.ices ? Partout en Europe, ses populations augmentent et s’étendent. Actuellement en Wallonie, environ 30.000 sangliers sont tués chaque année par les chasseurs[2], ce qui signifie que l’espèce a quadruplé en 30 ans selon le Demna.
Auparavant cantonné aux massifs forestiers du sud de la Belgique, l’animal a désormais colonisé les plaines du nord. Et qui dit plus de sangliers dit plus de dégâts agricoles. En Wallonie, les prairies et les cultures, maïs et céréales en tête, sont les plus touchées. « En prairie, il fait des boutis, il retourne donc l’herbe, ce qui fait des trous. Avec les maïs ou les froments, il mange les grains ou les carottes en fin de culture », explique Guillaume Hugues, expert agronome en régions liégeoise et namuroise.
Outre les pertes de rendement, ces dommages entraînent parfois « une casse de matériel » et une charge de travail supplémentaire. « Une fois, j’avais tout réparé et la nuit d’après, les sangliers sont revenus », se souvient Marc Remy, éleveur ovin à Floreffe.
Comparés aux autres espèces, les dégâts de sangliers sont également plus « violents » visuellement et s’ajoutent à d’autres difficultés. « Quand il y a des crises et ça arrive souvent en agriculture, l’agriculteur est plus sensible et voit son revenu attaquer », observe Pierre Luxen, chasseur et expert agronome dans les Ardennes.

L’indemnisation, une affaire privée
Si on ignore la proportion d’agriculteur.ices ou la surface agricole wallonne impactée, une donnée illustre l’ampleur du phénomène : en 14 ans, le montant total des indemnisations agricoles dues aux sangliers a doublé, passant de 362 175 euros en 2008 à 746 839 euros en 2022. Ces chiffres ont été collectés par l’asbl Fourrages Mieux auprès des experts agronomes.
Une explication s’impose : une loi datant du 14 juillet 1961 décrète qu’un.e agriculteur.ice peut demander à se faire dédommager pour des dégâts de grands gibiers, dont de sangliers, par le ou les titulaire(s) du droit de chasse des zones boisées d’où ces derniers proviennent[3].
« Cela signifie que les agriculteurs n’ont pas à prouver la faute du chasseur. Si celui-ci possède les parcelles boisées autour, il est d’office considéré comme responsable », indique Jérôme Widar, agent à la direction Chasse et Pêche du DNF. À défaut de titulaire de chasse ou si la parcelle en question n’est pas boisée, c’est le ou la propriétaire qui peut être tenu.e responsable.
Pour identifier l’origine du dégât et estimer le montant de l’indemnisation, l’agriculteur.ice peut faire appel à un.e expert.e agronome, via notamment son assurance responsabilité civile. En général, l’expert.e se base sur un logiciel informatique créé en 2008 par l’asbl Fourrages Mieux et le Service Public de Wallonie.
Celui-ci regroupe des barèmes de prix pour chaque production ou réparation à effectuer, négociés entre les représentants agricoles, ceux de la chasse et le DNF, et mis à jour deux fois par an.
« En échange de la mise à disposition gratuite de cette plateforme, les expert.es s’engagent à retourner leurs statistiques chaque année. Cela nous permet de faire un suivi des dégâts de sangliers et d’autres espèces », explique Jérôme Widar.
« Après, on ignore si ces indemnisations ont été payées ou non », fait savoir David Knoden, coordinateur de l’asbl Fourrages Mieux. Certains dégâts passent également sous les radars : « L’agriculteur n’est pas obligé de contacter un expert. Si le chasseur est d’accord de payer, ça ne va pas plus loin. »
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Mais parfois, la situation sur le terrain est plus tendue. « Dans mon cas, le gestionnaire de chasse ne veut rien savoir, il fait la sourde oreille », témoigne Jean-Jacques, éleveur laitier en province namuroise. Il s’est pourtant déjà appuyé sur un rapport d’expert, suite à des dégâts de sangliers. « Le jour de la récolte, j’ai fait venir tout le monde. C’était visible, mais il a estimé ne rien avoir à payer. »
Pour éviter de se mettre à dos celui qui est également leur voisin, le couple d’agriculteur·ices a préféré en rester là. « Cette année, je n’ai pas demandé à me faire indemniser parce que les chasseurs ont financé en partie la clôture », confie Nicolas André, éleveur à Manhay.
Pour limiter les dégâts, surtout lorsque ceux-ci sont réguliers, certains chasseurs ou propriétaires font installer des clôtures à leurs frais. Mais encore faut-il veiller à leur entretien : « J’aimerais que les chasseurs m’aident à débroussailler, mais ils ne l’ont pas fait. Je suis tout seul, je ne sais pas suivre », regrette l’éleveur.
Lorsqu’aucune conciliation n’est possible ou que l’agriculteur.ice estime le montant de l’indemnisation insuffisant, il ou elle peut se tourner vers le tribunal de paix. Démarre alors une longue et coûteuse procédure, souvent prise en charge par l’assurance, et bien souvent synonyme de tensions.
En particulier lorsque la zone est morcelée : « Si le titulaire du droit de chasse estime ne pas être le seul responsable, il s’en remet aux voisins et c’est là qu’on peut se refiler la patate chaude sur un rayon assez grand, relève David Knoden. Sur certaines affaires en justice, il y a déjà eu 7 ou 8 chasses mises en cause ! »

Des dérives côté assurances
Vu son application arbitraire, ne faudrait-il pas revoir ce système d’indemnisation ? Pour beaucoup de personnes interrogées, il protège l’agriculteur et responsabilise le gestionnaire de chasse. « C’est à lui de payer le dégât, il va donc réagir en posant des clôtures, en régulant les sangliers, en discutant avec le fermier. Je pense que dans 98% des cas, les relations se passent bien, car nous occupons le même territoire rural », estime Axel de Woot, président de la Fédération des chasseurs au grand gibier de Belgique.
Les cas plus problématiques seraient donc une minorité ? « En tant qu’expert agronome, j’ai pu constater qu’il y a des personnes de mauvaise volonté des deux côtés, mais aussi beaucoup de gens qui collaborent », soutient Pierre Luxen, également président de l’Union belge de la Chasse et de la Ruralité.
Pour lui, la faute ne revient pas toujours aux chasseurs : « L’agriculteur qui ne ferme pas les barrières quand on électrifie les clôtures ou quand il quitte son champ est également responsable du dégât », juge-t-il.
Selon un expert agronome souhaitant rester anonyme, le fait que la loi de 1961 protège à 100% les agriculteurs entraînerait des dérives du côté des assurances. Certaines pousseraient leurs experts à surestimer le montant des dégâts, voire même à aller directement au tribunal sans « chercher à trouver d’accord au préalable. »
Quel intérêt de faire ça ? « Puisqu’elles sont à près sûres de gagner au tribunal, c’est une façon de faire plaisir à leurs clients », répond l’expert. « La dernière fois, j’en avais pour 1500 euros de dégâts, mais l’expert de mon assurance en a demandé 2800. C’est honteux ! En tout, ça a dû coûter 4.000 euros à la partie adverse », témoigne Marc Remy.
Le comble de l’histoire, c’est que l’éleveur a gagné ses deux procès en justice, mais que depuis, son assurance « a fait un avenant pour retirer la couverture des dégâts de gibiers, car ils avaient trop payé. »
Malgré ces abus, notre expert estime que l’indemnisation des dégâts de sangliers doit rester à la charge des chasseurs. « Si l’état commence à payer les dégâts, cela reviendrait à ouvrir le champ aux potentielles dérives de la chasse, qui n’aurait plus aucune raison de réguler les populations ! », alerte-t-il.

La chasse, responsable de l’explosion des sangliers ?
Mais pourquoi y a-t-il autant de sangliers en Belgique comme ailleurs ? L’écologue et géographe français Raphaël Mathevet, qui a consacré un ouvrage à l’animal, résume le problème ainsi : « L’humain a créé les conditions de la surpopulation des sangliers. »[4] Parmi les causes pointées : la disparition des prédateurs comme le loup et le lynx au début du 20e siècle ; le réchauffement climatique et ses hivers plus doux, qui favorisent les fructifications en forêt, principales sources de nourriture du sanglier, tout comme la reproduction des laies.
En Wallonie, il faut aussi compter avec l’évolution du modèle agricole, et l’augmentation, au cours des dernières décennies, des cultures hautes comme le maïs et le colza, qui offrent gîte et couvert à l’animal.
Certaines pratiques de chasse ont également contribué, historiquement, à accroitre ses populations. « Jusqu’aux années 70, le sanglier était une espèce extrêmement rare, retrace Lionel Delvaux, directeur politique et plaidoyer de Natagora. Puis, avec le déclin du petit gibier dans les plaines dû à l’intensification des pratiques agricoles, beaucoup de chasseurs de ces milieux se sont tournés vers la chasse aux grands gibiers dans les espaces forestiers. »
Des parcs à gibiers ont été implantés pour gonfler les populations artificiellement. En Wallonie, cette pratique fut interdite en 1994, mais selon Lionel Delvaux, certains chasseurs – souvent de gros propriétaires – ont depuis usé d’autres stratégies pour maintenir et développer les sangliers sur leur territoire, comme les cultures dédiées.
Une chasse « business » s’est donc développée et existe encore aujourd’hui. « Quand certaines personnes déboursent jusqu’à 5000 euros la journée pour chasser, il y a tout intérêt à maintenir de grosses populations de gibiers », confie une source. Selon Jérôme Widar, le loyer élevé de certains bois communaux entraînerait également ce genre de dérive : « Un chasseur qui doit payer cher pour louer un territoire va certainement s’associer à des actionnaires pour payer les locations. Et ceux-ci vont vouloir un retour sur investissement. »
Autre pratique décriée : le nourrissage dit « dissuasif » autorisé au sud du sillon Sambre et Meuse. « Sur plusieurs territoires de chasse, le nourrissage qui, à la base, avait pour but de cantonner le sanglier en forêt pour éviter les dégâts en agriculture, a été détourné et utilisé pour fixer les populations dans les bois », dénonce Maxime Rigo, coordinateur de Stop aux Dérives de la Chasse.
Soumis à certaines règles (maïs interdit, épandage manuel etc.), la loi ne fixe néanmoins aucune limite en termes de quantités. « Dans certains territoires, les chasseurs fournissent parfois en hiver plus de pois et de céréales que dans les élevages bovins », assène Pierre Luxen.
« Nous avons trouvé des preuves évidentes que le nourrissage « complémentaire » favorisait la reproduction et la croissance de la population dans certaines conditions, conclut par ailleurs une méta-analyse[5] sur les effets du nourrissage (2014). En revanche, nous avons trouvé des preuves limitées de son efficacité dans la protection des cultures, de la sylviculture et des habitats naturels, les effets positifs étant souvent compromis par l’augmentation de la densité d’ongulés. »
Johan Michaux, épidémiologiste et écologue généticien de la faune sauvage, pointe un autre danger : « Le nourrissage, en plus de renforcer la survie de l’animal, concentre les individus sur une même zone, ce qui accroit les risques de transfert de pathogènes. »
Le scientifique, qui a étudié le sanglier de près afin de comprendre, notamment, le lien entre la surpopulation de l’espèce et la peste porcine africaine, craint la réapparition prochaine de l’épidémie en Wallonie si aucune mesure n’est prise : « À l’heure actuelle, on vit avec une bombe à retardement, car la peste se trouve en Allemagne, à 80km de la frontière belge ! »
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Un influent lobby auprès du gouvernement wallon
Mais quelles actions mettre en œuvre face à un problème aussi complexe ? « On ne voit plus le sanglier comme une espèce sauvage, mais comme une masse animale indistincte qu’il faut réguler, en intensifiant les battues et les actes de chasse. Plus personne ne semble s’intéresser à l’animal ni ne prend sa défense comme on peut le voir pour l’ours ou pour le loup », développe Raphaël Mathevet [6].
Chasseurs, agriculteurs, experts ou naturalistes… La quasi-totalité des personnes interrogées pour cet article s’accorde, de fait, sur un point : la nécessité de réguler les populations de sangliers. Donc d’en tuer davantage. En 2023, de nouvelles mesures ont été adoptées par Willy Borsus (MR), alors ministre de la Chasse, comme le tir nocturne et le piégeage (sous certaines conditions), afin notamment de prélever le sanglier dans des zones non-chassables.
Depuis une dizaine d’années, les agriculteurs peuvent aussi passer leur permis de chasse pour réguler eux-mêmes le gibier sur leurs parcelles. C’est ce qu’a fait Marc Remy, qui en « avait marre des dégâts » de sangliers. Il assume : « D’agriculteur, je suis devenu chasseur. Avec le but de bien taper dedans. »
Maxime Starck, éleveur bovin à Habay, en Gaume, a déjà envisagé cette option face aux intrusions répétées du suidé. Mais pour lui, ce serait « le dernier recours ». « La fatigue dans les fermes est déjà bien présente, rajouter une charge de boulot pour sécuriser nos cultures n’est pas la solution, on a trop à perdre », considère-t-il.
Le collectif Stop aux dérives de la chasse, qui regroupe 80 associations partenaires, milite quant à lui pour « un arrêt progressif du nourrissage » et une amélioration des pratiques de chasse pour que celle-ci « se limite à son rôle de régulation dans le respect du bien-être animal et dans la préservation de l’environnement », plaide Maxime Rigo, son coordinateur.
Le souci selon lui : l’influence énorme du lobby de la chasse au sein du gouvernement wallon : « Au pôle ruralité, sur 16 membres effectifs, 14 sont affiliés ou apparentés au Royal-Saint-Hubert Club (NDLR, principal syndicat de la chasse), qui est opposé à tout changement. Je ne vois pas comment avec une telle structure, on pourrait avoir une avancée quelconque », fustige-t-il.
En dehors de la chasse, ne devrions-nous pas repenser notre modèle agricole ? En réduisant, par exemple, la part des grandes cultures, en particulier dans les zones forestières ? « Je comprends qu’un agriculteur veuille cultiver du maïs pour nourrir ses bêtes quand son troupeau a augmenté, qu’il a fait des investissements, mais il pourrait revoir la taille de son assolement. Faire de grosses parcelles de refuge, c’est créer les conditions optimales pour le sanglier », soulève Simon Lehane, chargé de mission Chasse et Biodiversité au sein de l’asbl Faune et Biotopes.
Depuis 20 ans, cette dernière « travaille pour une gestion durable et harmonieuse des espaces naturels, agricoles et forestiers » en créant notamment des synergies entre chasseurs et agriculteurs afin de favoriser le redéploiement de la petite faune des plaines. « Quand un agriculteur a un souci avec des sangliers ou des corvidés, on aide le chasseur à mener une réflexion pour réguler l’espèce sans la mettre à mal. On incite aussi l’agriculteur à faire un pas vers le chasseur en mettant en œuvre une mesure agroenvironnementale », explique Simon Lehane.
La surpopulation du sanglier souligne un enjeu majeur : l’impact de nos modes de vie sur les autres espèces. « L’humain a profondément perturbé les écosystèmes et cette perturbation profonde fait que les populations sont en déséquilibre », relève l’écologue Johan Michaux. Et si on redonnait sa juste place au sanglier, et à tous les autres animaux ?
Quid des autres espèces ?
Le sanglier n’est pas le seul à causer des dégâts aux agriculteurs. Blaireaux, corneilles, pigeons ou encore chevreuils mangent les semis, creusent des galeries, broutent les jeunes pousses etc. Mais en termes de dégâts agricoles, tous n’ont pas le même statut.
D’un côté, le « gibier » relève de la loi de la chasse. Cependant, « pour les petits gibiers (lapins, perdrix, faisans etc.) l’agriculteur doit prouver que le chasseur a fait une faute, contrairement aux grands gibiers où il ne doit rien prouver », stipule David Knoden, coordinateur de Fourrages Mieux.
De l’autre côté, il y a les espèces protégées, comme le castor, la corneille et le blaireau, qui dépendent de la loi de conservation de la nature. Là, « c’est la Région wallonne qui prend en charge ces dégâts, mais la procédure est plus complexe, car il existe plein de critères. Il faut prévenir le DNF qui fait une préexpertise, en avoir pour au moins 125 euros de dégâts etc. », poursuit David Knoden.
Qui ajoute qu’il y a « l’éternelle problématique des dégâts issus de plusieurs espèces, où le rôle de l’expert, complexe, est celui de donner une proportionnalité à chacune d’entre elles. »
[1] Si les noms de famille de Jean-Jacques et Anne ne sont pas mentionnés, c’est parce que tel était leur souhait. C’est aussi la raison pour laquelle nous n’avons pas précisé le nom de leur ferme et de leur commune.
[2] Il n’existe pas de méthode de comptage du sanglier en Wallonie. Les autorités se basent pour cela sur les trophées de chasse, « l’évolution des mortalités traduisant l’évolution des populations » selon Jérôme Widar.
[3] Cette loi comporte quelques nuances, comme le fait que le territoire de chasse doit faire minimum 50ha d’un seul tenant au sud du sillon Sambre et Meuse et 25ha au nord.
[4] La citation est tirée d’un article publié sur le site internet du « CNRS, Le journal » le 08/12/2022. Son ouvrage, lui, s’intitule « Sangliers, géographies d’un animal politique » publié aux éditions Acte Sud.
[5] « To feed or not to feed? Evidence of the intended and unintended effects of feeding wild ungulates», The Journal of Wildlife Management, 2014
[6] « L’humain a créé les conditions de la surpopulation de sangliers », sur le site du « CNR, Le Journal », 08/12/2022















