Laits pour bébés Foodwatch

Laits infantiles rappelés : Foodwatch annonce défendre des parents de bébés malades

Dans l’affaire du rappel massif de laits en poudre pour bébés, Foodwatch annonce ce jeudi 29 janvier défendre plusieurs parents de bébés qui auraient été intoxiqués.

Communiqué de presse

Nestlé, Danone, Lactalis, Vitagermine… Depuis plusieurs semaines, les fabricants de laits pour bébés rappellent massivement certains produits. Pour Foodwatch France, ce scandale sanitaire est « susceptible de s’allonger ». Raison pour laquelle elle a décidé de porter plainte.

Dans un communiqué de presse publié ce jeudi 29 janvier, l’organisation de défense des consommateurs européenne dit enquêter depuis près de deux mois sur cette affaire.

« Les faits sont particulièrement graves puisque ces laits contaminés à la toxine céréulide sont souvent destinés à des nourrissons de moins de 6 mois, parfois des prématurés au système immunitaire d’autant plus vulnérable, dénonce l’association. Ils ont été vendus dans le monde entier par des multinationales qui ont commercialisé des produits exposant les bébés à un risque pour leur santé. C’est hors la loi, et Foodwatch est déterminée à réclamer justice et transparence.»

Selon son communiqué, huit familles se sont jointes à son action en justice. D’autres seraient en passe de rejoindre la plainte.

Laits pour bébés Foodwatch

« Aucune excuse »

Toujours selon Foodwatch, « Il n’y a absolument aucune excuse entendable pour tous ces rappels tardifs. Les fabricants de laits pour bébés sont obligés par la loi de garantir la sécurité sanitaire de ce qu’ils mettent sur le marché, pointe Ingrid Kragl, directrice de l’information et des enquêtes chez foodwatch. Les entreprises que nous visons ont fait preuve d’une négligence affolante. Minimiser aujourd’hui et nier le lien entre la consommation des laits rappelés et les symptômes graves qu’ont dû endurer de nombreux nourrissons est tout simplement indécent. Apprendre que les boîtes de lait ont été vendues depuis des mois par Nestlé et Danone et même depuis un an dans le cas de Lactalis est révoltant. »

D’après Foodwatch, de nombreux parents, qui n’étaient pas informés, se sont débarrassés des boîtes. Certaines marques leur auraient même demandé de le faire. D’où sa mise en garde. « Les supermarchés, Amazon ou les marques ont intimé les parents de jeter et détruire les boîtes, c’est-à-dire finalement : de se débarrasser des preuves. Guigoz (Nestlé) demande même aux parents de leur renvoyer les boîtes ; ce qu’il ne faut surtout pas faire car c’est bien dans la poudre qu’on peut retrouver la présence de la toxine. »

Une mise en garde

Alors que les multinationales minimisent, Foodwatch souligne encore que les autorités belges, luxembourgeoises et brésiliennes ont communiqué sur le lien établi entre la consommation de lait Nestlé et la maladie de plusieurs bébés. Sa plainte pénale compte ainsi une liste interpellante de préventions reprochées :

  • La mise en danger et l’atteinte à l’intégrité physique des nourrissons ;
  • La tromperie aggravée ;
  • La mise sur le marché de produits préjudiciables à la santé et l’inexécution de la procédure de rappel ;
  • Le manquement aux obligations de sécurité qui pèsent sur les producteurs ;
  • Le défaut de signalement de la non-conformité des produits ;
  • Le défaut d’information des autorités administratives et des consommateurs ;
  • L’exportation vers des pays tiers de denrées préjudiciables à la santé.