Soil Capital : le témoignage de Luc Joris, de la ferme de Géronvillers ©Jean-Pierre Ruelle.
Soil Capital : le témoignage de Luc Joris, de la ferme de Géronvillers ©Jean-Pierre Ruelle.

Soil Capital : le témoignage de Luc Joris, de la ferme de Géronvillers

Luc Joris bosse avec la société Soil Capital. Agriculteur à Chastre (ferme de Géronvillers), il gère une ferme de 225 hectares de cultures. Betteraves, chicorées, endives, pommes de terre, pois, céréales, maïs et prairies.

Frédérique Hupin, journaliste | hupin.frederique@gmail.com

Ça fait longtemps que Luc Joris réfléchit, qu’il discute avec des collègues agriculteurs, qu’il lit des revues agricoles spécialisées dans le but de diminuer le travail du sol, les pesticides et les engrais de synthèse. S’il avait compris depuis longtemps qu’un sol ne doit jamais rester nu, il lui a fallu du temps pour arrêter le labour profond. Un grand saut réalisé en 2017. 

+ Ce témoignage fait partie d’un dossier sur Soil Capital, PlantC et Farming for Climate, trois start up qui ont pour objectif de rémunérer les agriculteurs qui s’engagent dans la transition (dossier publié dans notre numéro 7, automne 2021)

Explications : ce sont la couverture permanente des sols couplée à l’utilisation de plantes de la famille des légumineuses qui rendent possibles le captage du carbone dans les sols et l’apport d’azote. Ces transformationséchanges ont lieu grâce à la photosynthèse et à la fixation symbiotique permise par les légumineuses. D’un autre côté, l’utilisation de compost et de fumier permet de diminuer les apports d’engrais minéral fabriqué par les usines d’engrais très énergivores. 

Luc Joris a également planté des haies. Il disposait d’une grande parcelle de 45 hectares d’un seul tenant qu’il n’a pas hésité à couper en trois avec des haies multi-espèces jouxtées de bandes d’herbes diverses destinées à fournir le gîte et le couvert aux insectes auxiliaires.

Ce qui a déclenché son travail avec Soil Capital

« Basiquement, si je suis rentré dans un programme de rémunération du carbone, c’est parce que la société Soil Capital est venue me chercher, raconte Luc Joris. Mais sinon, à l’origine, je pense que l’agriculture peut avoir un impact positif sur le climat. Je l’espère en tous cas. Ma manière de travailler, en respectant mon sol, devrait aller dans ce sens. Soil Capital avait besoin de données pour tester son modèle et c’est comme ça que j’ai commencé. Il existe un marché du carbone, ce serait dommage de ne pas monter dans le train. Je suis certain que la politique agricole commune ira dans le sens de davantage de restrictions dans le but de maintenir le bon état des sols. Autant ne pas subir et être acteur. »

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