1) Concernant l’allaitement ou le lait infantile, quelles sources d’information vous ont le plus influencé·e ?
Avant et durant ma grossesse, mes convictions me portaient davantage vers l’allaitement. Sans aucune connaissance sur les bébés et leurs besoins alimentaires, ce choix se basait plutôt sur mes connaissances de l’industrie agro-alimentaire, les produits ultra-transformés et les lobbys. Je suis d’ailleurs tombée à ce moment-là sur une émission de la RTBF sur les laits infantiles (Investigations).
J’ignore à quel point les faits reportés étaient à 100% justes, mon pharmacien, lui, me disait que c’était un peu “du drama”, et “que des centaines de tests sont réalisés” car “c’est quand même à destination des bébés”. Difficile alors de savoir si on est influencé par une chaîne télé (qui cherche à faire de l’audience) ou par son pharmacien (qui est potentiellement influencé par les discours des délégués médicaux).
Ma sage-femme et l’hôpital où j’ai accouché (Braine-l’Alleud) sont plutôt pro-allaitement. Sans jamais me forcer la main ni ignorer les alternatives, cela m’a poussé/confirmée vers le choix de l’allaitement. J’ai pu bien démarrer et poursuivre sereinement l’allaitement jusqu’à aujourd’hui, principalement grâce à l’accompagnement lors du démarrage à l’hôpital et du soutien de mon époux.
Depuis, je l’ai allaité exclusivement jusqu’à environ 4 mois, puis on a introduit du lait infantile (environ 1-5 biberons par semaine) lorsqu’il est gardé (ce que je regrette un peu, mais il y a aussi la charge mentale qui joue).
2) Votre pédiatre a-t-il joué un rôle dans votre décision d’allaiter ou de donner du lait infantile à votre bébé ? Si oui, lequel ?
Ce dernier parle souvent de “donner le biberon” et jamais d’allaitement, mais cela ne m’a pas influencé dans mon choix. Il a déjà également sous-entendu que les bébés ne se régulent pas avec l’allaitement.
3) Avez-vous déjà reçu des messages valorisant le lait infantile (par exemple, sur le sommeil ou le comportement du bébé) ? Si oui, comment les avez-vous perçus ?
Mon pédiatre préconise de passer au biberon car le fait d’allaiter, selon lui et d’autres sources que j’ai pu entendre, entraîne un sommeil plus difficile, disons coupé, durant la nuit. C’est très dur et compliqué d’entendre ce genre de choses, surtout lorsque la fatigue est très forte car cela remplit de doutes. Cela nous a poussé à tenter le lait infantile en début de nuit “pour le caler”, comme on dit.
Cela n’a cela dit rien donné, et nous sommes repassés à l’allaitement. Il déconseille fortement de nourrir la nuit, déclarant que cela l’empêche de construire ses nuits, et qu’on le payera plus tard. Ma sage-femme, quant à elle, m’a conseillé de faire comme moi je le sentais, et qu’il était normal qu’un bébé se réveille plusieurs fois la nuit, et qu’il était normal qu’il ait envie/besoin de téter également.
4) Avez-vous reçu des échantillons ou des boîtes de lait infantile dans un contexte médical, avant ou après la naissance de votre bébé ?
Oui ! Pendant la grossesse, nous avons reçu plusieurs sacs “cadeaux” contenant des langes de marques connues, ainsi que des fascicules et échantillons de lait infantile. En sortant de la maternité également.
5) Avez-vous vu passer des publicités ou des vidéos d’influenceur·ses parlant d’allaitement ou de lait infantile ?
J’essaye d’éviter au maximum ce genre de contenu même s’il est inévitable à cause de l’algorithme. J’en vois davantage sur l’allaitement, qui font alors passer le lait infantile pour du poison, et le fait d’allaiter comme un moment magique, un devoir et presqu’une raison d’être.















































