Sur base de mon expérience personnelle, j’ai plutôt tendance à croire que le marketing pour les laits infantiles est moins agressif aujourd’hui que dans les années 80. Dans ma famille, par exemple, aucun bébé n’a été allaité, au motif que le lait en poudre permettait aux femmes de reprendre rapidement leur indépendance. C’est un argument que j’entends très souvent dans la génération de mes parents, “biberonnée” (sans mauvais jeu de mots) au discours des industriels sur la question.
Le marketing me semble moins agressif aujourd’hui
J’allaite/ai allaité mes deux fils. Pour mon aîné (il y a 8 ans), j’étais suivie à l’hôpital Brugman qui dispose du label international “Ami des bébés”. C’est un label octroyé aux hôpitaux qui respectent certaines pratiques, notamment la promotion de l’allaitement. J’y ai été fortement encouragée à poursuivre (avec une consultation prévue d’office par l’hôpital avec une consultante en lactation quelques semaines après ma sortie de la maternité).Pour mon deuxième fils, j’ai accouché à l’UZ Brussel, où ils n’ont pas ce label. Le soutien n’était pas le même. Les soignants m’ont informée des bienfaits de l’allaitement, sans plus. Mais je n’ai jamais reçu de publicité pour les laits infantiles. C’est vrai aussi que j’étais déjà convaincue et que l’allaitement s’est mis facilement en route, du coup, ils ne se sont pas attardés là dessus.















































