J’ai allaité mon premier enfant jusque 2 ans et demi (facilité par la pandémie) et je suis maintenant maman d’un deuxième enfant de bientôt 1 an que j’allaite toujours également.
Au-delà des messages récurrents de l’entourage (plus que du corps médical) sur le fait que les réveils multiples et difficulté d’endormissement de mes deux enfants sont sûrement liés au fait que j’allaite, ce que j’ai trouvé le plus compliqué à naviguer a été la pression de la crèche: pour ma fille ses débuts à la crèche ont été difficiles et la raison exprimée par les puéricultrices mais surtout par la direction de la crèche était que c’était par ce que c’était un bébé allaité. En plus, on me demandait de fournir de plus en plus de lait, de rassembler dans un même contenant près de 200ml –> très difficile à assurer en pratique, je n’ai jamais réussi à exprimer 200ml en une session de tirage et vu les pressions sur les conditions de conservation (mettre directement au frigo puis au congélateur) ça a été une pression et un stress supplémentaire dans une période déjà compliquée (la reprise du travail). Depuis on a changé de milieu d’accueil et cela se passe beaucoup mieux.
On m’a aussi beaucoup demandé combien de ml elle avait bu. Question impossible à répondre quand on allaite.
Mais c’est solitaire, tenir le cap de l’allaitement, la poudre c’est “si facile”. Même si, quand je vois les parents qui donnent du lait en poudre, je trouve que l’allaitement est beaucoup plus facile (pas besoin de courir en pharmacie pour avoir du lait, trouver de la bonne eau à la bonne température, certitude aussi de fournir un confort émotionnel en plus de l’alimenter et l’hydrater, …).
Pour mon premier enfant, ce que j’ai trouvé très compliqué a été le début de l’allaitement: en même temps les sages-femmes à la maternité poussaient très fortement à l’allaitement, et en même temps elles ne semblaient avoir aucune confiance dans ma capacité à allaiter (on m’a poussé à tirer dès le premier jour même avec des seins très douloureux, poussé à donner du lait maternel à la seringue provenant de donneur pcq je ne produisais pas assez, …). Il a fallu qu’une sage femme libérale vienne faire une visite à domicile pour que je gagne un peu confiance dans mes capacités.















































